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Débat présidentielle 2017 : Macron corrige Le Pen sur les dossiers industriels

La candidate du Front national a attaqué son adversaire sur le rachat de SFR, lors du débat présidentiel mercredi 3 mai.

Marine Le Pen et Emmanuel Macron
Marine Le Pen et Emmanuel Macron
Emmanuel Macron explique à Marine Le Pen que "SFR c'est des téléphones et Alstom des turbines"
00:17
Ludovic Galtier
Journaliste

Dès les premières minutes du duel final mercredi 3 mai, Marine Le Pen a multiplié les attaques à l'encontre du bilan du ministre de l'Économie, Emmanuel Macron. "Vous facilitez une fois de plus la vie des grands groupes", martèle-t-elle. "C'est normal, ce sont vos amis, ceux avec qui vous buvez des coups à la Rotonde." La candidate du Front national a pris l'exemple de SFR, qui a été rachetée par Patrick Drahi. "Vous défendez des intérêts privés, mais derrière il y a de la casse. 6.000 emplois perdus", lâche-t-elle.

Emmanuel Macron a rétorqué que Marine Le Pen prolongeait là une stratégie visant à dire "beaucoup de mensonges, et de dire tout ce qui ne va pas dans le pays (...) Parce que si vous étiez bien renseignée sur les cas industriels que vous avez cités, vous sauriez que c'est très différent. Je n'étais pas ministre quand SFR a été vendue."

Ce qui a fait tiquer instantanément Marine Le Pen : "Vous avez déjà commis ce mensonge devant 10 millions de personnes, lors du débat (du 20 mars) quand M. Dupont-Aignan vous a posé la question. Évidemment, vous étiez ministre. M. Montebourg (prédécesseur d'Emmanuel Macron à Bercy, ndlr) refusait que SFR soit vendue à M. Drahi, et le jour où M. Montebourg a été remplacé par vous M. Macron, immédiatement vous avez signé la vente." Emmanuel Macron s'est défendu : "SFR était la propriété d'un groupe privé, qui s'appelle Vivendi. Nous sommes dans un État où la propriété privée est respectée, c'est le groupe Vivendi qui l'a vendue."

SFR, Alstom : "Madame Le Pen, on ne parle pas du même sujet"

Marine Le Pen a, alors sorti ses fiches, mis de côté SFR et remis le dossier Alstom sur la table, en citant Emmanuel Macron. "En janvier 2015, devant l'Assemblée, j'ai pris la décision de permettre à General Electric de rentrer dans Alstom." Réplique immédiate de son adversaire : "Madame Le Pen, on ne parle pas du même sujet. Vous parlez d'Alstom et de General Electric, nos concitoyens méritent mieux que ça. Il y en a un qui fait des téléphones, l'autre fait à la fois des turbines et du matériel industriel, ce n'est pas la même chose", rappelle le leader du mouvement "En Marche !".

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Puis, reprenant sur SFR, Marine Le Pen insiste : "Pourquoi vous ne l'assumez pas ? Assumez-le, c'est ce que vous faîtes de mieux de dépecer des entreprises et de faire des fusions acquisitions." "Vous êtes en train de lire une fiche, qui ne correspond pas aux dossiers que vous avez cités. C'est triste pour vous, ça montre votre impréparation à nos concitoyens", termine Emmanuel Macron.

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