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Covid-19 : ce que prévoit le texte sur la naturalisation des étrangers "en première ligne"

ÉCLAIRAGE - Marlène Schiappa a dévoilé dans une circulaire envoyée lundi 14 septembre les modalités de la naturalisation accélérée des personnes étrangères "en première ligne" pendant la crise sanitaire.

La ministre déléguée à la Citoyenneté Marlène Schiappa, le 7 juillet 2020
La ministre déléguée à la Citoyenneté Marlène Schiappa, le 7 juillet 2020 Crédit : Ludovic Marin / AFP
Marie Zafimehy
Marie Zafimehy
et AFP

Soignants, éboueurs, employés de supermarché... Marlène Schiappa a demandé aux préfets d'accélérer les demandes de naturalisation des personnes étrangères dont le travail fût indispensable pendant le confinement. 

L'État souhaite ainsi "reconnaître l'engagement des personnes qui ont pris une part active dans la lutte contre la Covid-19", précise le télégramme envoyé par la ministre mardi 14 septembre.

Le 6 septembre dernier, la ministre déléguée chargée de la Citoyenneté avait annoncé, conjointement avec Gérald Darmanin, sa volonté "d'accélérer la naturalisation des personnes de nationalité étrangère en première ligne lors du confinement (éboueurs, caissières, infirmières, médecins) qui ont entamé le parcours pour devenir français". Ce projet est désormais concrétisé par une circulaire, comme l'explique Ouest-France.

Une période de stage réduite

Concrètement, le texte prévoit de diminuer les délais des procédures en réalisant "un examen prioritaire et individualisé de ces dossiers". "Pour les dossiers de naturalisation (...) la notion de 'services rendus importants' pourra être utilisée pour réduire la durée de stage, c'est-à-dire la durée minimale de résidence en France exigée, à deux ans, au lieu de cinq dans le droit commun", a précisé le ministère de l'Intérieur à l'AFP.

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Pour le moment, le nombre de personnes concernées n'est pas connu, précise Ouest-France. "Nous demandons actuellement aux préfets de nous remonter toutes les infos", a répondu Marlène Schiappa au journal. Ces derniers sont aussi tenus d'organiser des "manifestations spécifiques" pour célébrer ces événements particuliers.

Rien de prévu pour les sans-papiers

Un texte qui ne va pas assez loin selon Maryline Poulain, responsable de la section Migrations de la CGT. Celle-ci a reconnu une "ouverture", mais attendait aussi une instruction sur les régularisations de sans-papiers. Ces "premiers de corvée", a-t-elle expliqué à l'AFP, ont aussi participé aux "activités essentielles dans les secteurs du nettoyage, l'hôtellerie, la restauration" mais ont été "oubliés"

"On a sous-estimé les personnes étrangères en première ligne, notamment les médecins et personnels de santé sous-payés, donc c'est une idée intéressante", a pour sa part observé pour l'AFP François Héran, démographe et responsable de la chaire Migrations du Collège de France. Le problème, a-t-il relevé, c'est qu'une fois cette instruction délivrée, "les préfectures font ce qu'elles veulent"

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