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Coronavirus : la forte baisse de l'immigration aura un impact sur l'économie

ÉDITO - L'immigration s'effondre dans les pays de l'OCDE en raison de la fermeture des frontières pour cause de pandémie, de quoi avoir un impact direct sur l'économie des pays d'accueil.

Le ministère de l'Économie et des Finances, communément appelé "Bercy" (illustration)
Le ministère de l'Économie et des Finances, communément appelé "Bercy" (illustration)
Crédit : AFP / FRED DUFOUR
Coronavirus : la forte baisse de l'immigration aura un impact sur l'économie
00:03:15
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François Lenglet - édité par Ryad Ouslimani

L'épidémie de Covid-19 pourrait bouleverser les flux migratoires dans nos pays, selon l'OCDE. C'est l'immigration économique vers les pays riches qui devrait accuser le coup, à cause de la fermeture persistante des frontières, ou sinon fermeture du moins contrôles accrus, selon l'OCDE. Et bien sûr aussi à cause de la détérioration du marché du travail.

Avec des entreprises qui vont licencier, il va être plus difficile aux étrangers de trouver un emploi. Les politiques d'accueil vont être sans doute réduites, pour tenir compte de la crise. L'immigration économique avait connu une forte progression avant la crise, toujours selon les chiffres de l'organisation. 

Ce sont les États-Unis qui restaient la première destination des migrations, même si les pays d'Europe, collectivement, accueillent davantage d'étrangers, en particulier du fait de l'Allemagne, qui était, ces dernières années, l'un des plus grands pays d'immigration au monde.

Une baisse de 30 à 40% en 2020

Et cette immigration économique a un certain poids sur l’économie des pays. Sur la seule année 2017, près de 5 millions de personnes avait été admises dans les pays de l'OCDE comme migrants temporaires de travail.

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En moyenne dans ces pays, le taux d'emploi des immigrés avait atteint 68%, soit un peu moins que pour les autochtones. Avec deux exceptions toutefois, la France et l'Italie, où seuls 40% des immigrés récents travaillent. Probablement parce que bon nombre arrivent au titre du regroupement familial, sans qualification particulière.
 
Si l'on suit l'OCDE, les migrations vont donc se réduire, et même fortement. Selon les responsables de l'organisation, qui s'attendent à une chute de 30 à 40% pour l'année 2020, c'est-à-dire à un choc bien plus sévère que pendant la crise de 2008-2009. Ce qui est assez logique, puisque les facteurs proprement sanitaires et économiques se cumulent, cette fois-ci.

Du côté des demandes de droit d'asile, elles ont chuté de 87% au mois d'avril dans les pays européens, à cause du confinement du continent. Fermeture des frontières et des moyens de transports collectifs ont évidemment dissuadé la plupart des demandeurs. Et les chiffres resteront bas en Europe tant que les frontières extérieures seront fermées.

Mais l'on s'attend, après, à une forte remontée du nombre de réfugiés. Réfugiés en provenance d'Afghanistan, de Syrie, d'Irak et du Venezuela, selon les dernières données de l'OCDE.

L'UE demande une réouverture le 15 juin

Concernant la réouverture des frontières de l’UE, la Commission européenne a préconisé de lever toutes les restrictions au voyage à l'intérieur de l'Europe à partir du 15 juin, et de rouvrir progressivement les frontières extérieures à partir du 30 juin, en commençant par les Balkans.

Mais ce sont les États qui décident de la gestion de leurs frontières, dans un bazar qu'on a vu assez important à l'occasion de la crise sanitaire, puisque bon nombre de pays ont pris des décisions unilatérales, devant l'urgence.

Il subsistera donc des restrictions nationales ça et là dans les mois qui viennent. D'autant que les pays européens ne sont pas même d'accord entre eux sur les critères à prendre en compte pour la réouverture. La Grèce par exemple, rouvre à partir du 15 juin pour les Chinois et les Coréens, mais pas pour les Français venant de région parisienne et les Espagnols venant de Madrid. 

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