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Coronavirus : Macron envisage une campagne de vaccination grand public au printemps

Le président de la République souhaiterait que cette campagne pour le grand public ait lieu "entre avril et juin".

Emmanuel Macron, le 21 novembre 2020
Emmanuel Macron, le 21 novembre 2020 Crédit : Ludovic MARIN / POOL / AFP
Marie-Pierre Haddad
et AFP

Un défi logistique. Emmanuel Macron envisage une campagne de vaccination pour le grand public "entre avril et juin" contre le coronavirus. Cette campagne interviendra après une première vague réservée aux publics les plus fragiles, a déclaré le président de la République ce mardi 1er décembre lors d'un point de presse avec le premier ministre belge Alexander De Croo. 

Le président de la République avait assuré que la première étape de la campagne de vaccination contre le coronavirus commencerait "vraisemblablement dès fin décembre, début janvier, sous réserve de validation par les autorités sanitaires", en premier lieu l'Agence européenne du médicament (EMA), qui examine trois candidats vaccins (Pfizer/BioNTech, Moderna, AstraZeneca/Université d'Oxford). 

Les groupes pharmaceutiques ont rivalisé d'annonces prometteuses sur leur efficacité, mais sans publication scientifique détaillée. Emmanuel Macron prévoit ainsi pour début 2021 "une première campagne de vaccination très ciblée, avec des vaccins de première génération" compte tenu des doses dont la France disposera, suivi "d'une deuxième vague entre avril et juin, plus large et plus grand public, allant vers la vaccination du plus grand nombre", a-t-il expliqué. 

"Conviction et transparence"

"Il ne s'agira pas d'une stratégie de vaccination obligatoire mais d'une stratégie de conviction et de transparence", a réaffirmé le chef de l'État. La première phase de la vaccination aura lieu "dès que possible après les homologations des autorités sanitaires européennes, entre fin décembre et début janvier. Mais "il ne s'agira pas d'une campagne grand public, compte tenu des doses auxquelles nous auront accès pour nos pays", a-t-il souligné.  

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Jean Castex a annoncé à l'Assemblée que les personnes âgées résidant en Ehpad seraient vaccinées en priorité contre le coronavirus, conformément aux recommandations de la Haute autorité de santé. Une "catégorie" des personnels travaillant en Ehpad feront également partie de cette première vague de vaccination, a précisé le premier ministre lors de la séance de questions au gouvernement.

Cette première phase, a ajouté Emmanuel Macron, sera réalisée avec des vaccins de première génération "sur lesquels on a peu de recul et dont les conditions de conservation et de logistique sont assez complexes, -80 ou -20 degrés à ce stade, et qu'on va plutôt réserver aux publics les plus sensibles". 

Une répartition au niveau européen

Les doses ont été réservées au niveau de la Commission européenne, a rappelé le président de la République, avec "une clé de répartition entre les États membres en fonction de la population", afin d'éviter une "course contre-productive".  Ces vaccins seront alloués, produits et acheminés dans chaque pays dans le cadre d'une stratégie européenne, puis la stratégie vaccinale sera déterminée au niveau national par chaque État membre, a-t-il souligné. 

"Il y aura pas une bataille entre les pays européens" grâce à cette mutualisation, a renchéri Alexander De Croo mais "vacciner des centaines de millions d'Européens" prendra "plusieurs mois". 

Quelles seront les étapes de vaccination ?

Les autorités sanitaires françaises ont recommandé de vacciner en priorité les résidents des Ehpad contre la Covid-19, posant le calendrier d'une campagne à hauts risques pour le gouvernement, qui devra convaincre les réticents et assurer une logistique sans faille. 
Avec plus de 16.000 morts parmi leurs résidents (sur un total de 52.000) et des restrictions de visites drastiques des familles, les Ehpad ont payé un très lourd tribut à l'épidémie de Covid-19. 

Le calendrier proposé par la HAS se décline ensuite en quatre autres phases : les personnes âgées (en priorité les 75 ans) et les personnels sanitaires, puis les plus de 50 ans, ensuite les personnes dont le métier favorise une infection et les personnes vulnérables et en précarité, et, enfin le reste de la population. 

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