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Coronavirus, écoles, frontières : ce que pourrait annoncer Jean Castex ce jeudi

Le chef du gouvernement devrait développer ce soir à partir de 18 heures les mesures d'assouplissement évoquées en Conseil de défense avec le président de la République.

Jean Castex à l'Assemblée, le 13 avril 2021
Jean Castex à l'Assemblée, le 13 avril 2021 Crédit : STEPHANE DE SAKUTIN / AFP
Marie-Pierre Haddad
et AFP

L'absence de la tenue de conférence de presse le jeudi aura été de courte durée. Jean Castex renoue avec l'exercice ce 22 avril à partir de 18 heures. La veille, certains membres de l'exécutif ont participé au Conseil de défense présidé par Emmanuel Macron. L'ordre du jour concernait la levée des restrictions, les frontières et la réouverture des écoles. 

Le Premier ministre sera aux côtés des ministres de l'Éducation Jean-Michel Blanquer et de la Santé Olivier Véran. La rentrée scolaire reste prévue lundi 26 avril, en présentiel dans les écoles maternelles et primaires, et à distance pour une semaine au collège et au lycée.

Gabriel Attal a déjà annoncé que l'Inde rejoignait la liste des pays (Brésil, Chili, Argentine et Afrique du Sud) et du département de Guyane, dont les voyageurs seront soumis à un isolement obligatoire de dix jours à leur arrivée en France, en raison de la présence de variants jugés plus dangereux. 

Des adaptations territoriales envisagées

Selon la source proche de l'exécutif, Emmanuel Macron prévoit d'alléger éventuellement le couvre-feu et de rouvrir à partir de la mi-mai les commerces non alimentaires et lieux de culture avec des jauges réduites. Des adaptations territoriales sont à l'étude avec une jauge plancher de 35% dans les lieux de culture qui varierait en fonction de la circulation du virus.

 Le choix de l'exécutif concernant la levée progressive des restrictions reflète sa conviction que le nombre de contaminations tombera autour de 20.000 par jour d'ici à un mois et que l'objectif des 20 millions de vaccinés avec au moins une dose, prévu mi-mai, sera atteint. Mais la décrue de l'épidémie, qui a emporté plus de 101.500 personnes depuis un an, est encore lente et reste à confirmer. 

L'épidémie recule deux fois moins rapidement qu'en novembre

Gabriel Attal, le porte-parole
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"A ce stade l'épidémie recule deux fois moins rapidement qu'en novembre" et "la pression hospitalière reste extrêmement forte", a souligné Gabriel Attal. La situation est très disparate sur le territoire, entre "un recul de l'incidence compris entre 15% dans les Hauts-de-France et près de 20% en région Sud", une "tendance encourageante aussi en Occitanie, en Auvergne-Rhône-Alpes, en Bourgogne Franche-Comté, dans le Grand Est", et une "tendance en revanche moins favorable que la moyenne nationale" en Pays-de-la-Loire, Centre-Val-de-Loire, Nouvelle Aquitaine et surtout en Corse". 

Le nombre de malades du Covid-19 hospitalisés en réanimation est resté au-dessus des 5.900 personnes mercredi, en dépit d'une très légère baisse, selon les chiffres publiés par Santé publique France. Le niveau est inférieur au pic de la première vague en avril 2020 (7.000) mais supérieur à celui de la deuxième. 

Macron satisfait du rythme de la vaccination

Le nombre global de malades du Covid-19 hospitalisés est également en légère baisse, avec 30.954 patients recensés mercredi contre 31.086 mardi. Le taux de reproduction (R0) du virus, indicateur-clé correspondant au nombre de personnes infectées pour un seul malade, est "passé sous les 0,9", relève l'épidémiologiste Antoine Flahaut sur RTL, prédisant que la baisse s'accentuera dans les jours qui viennent. 
                   
Le Pr Flahaut estime d'ailleurs que "ce serait trop prématuré d'ouvrir le pays aujourd'hui", se disant favorable à trois semaines supplémentaires de semi-confinement. La levée des restrictions est espérée avec une impatience mêlée d'inquiétude par les commerçants ou restaurateurs, ces derniers cumulant environ huit mois de fermeture depuis le début de la pandémie il y a plus d'un an. 

Emmanuel Macron s'est félicité lors d'une réunion "vaccins" mardi soir à l'Élysée que la campagne vaccinale "s'accélère" avec près de 18 millions de doses déjà injectées. Il a estimé que l'important était "de savoir comment on maintient ce rythme", notamment en raison de "difficultés pour convaincre sur l'AstraZeneca", dont l'administration a provoqué des cas rares de caillots sanguins. Un grand centre de vaccination ouvrira à partir de samedi à Disneyland Paris, fermé pour cause de pandémie. 

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