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Comptes de campagne 2017 : une association proche de Mélenchon mise en examen

L'association l'Ere du peuple, prestataire logistique au service de Jean-Luc Mélenchon, et sa mandataire financière ont été mises en examen.

Jean-Luc Mélenchon le 14 janvier 2021.
Jean-Luc Mélenchon le 14 janvier 2021.
Crédit : Bertrand GUAY / AFP
William Vuillez & AFP

L'AFP a appris ce mercredi 21 juillet, que l'association l'Ere du peuple, prestataire logistique au service de Jean-Luc Mélenchon, et sa mandataire financière ont été mises en examen au printemps dernier dans l'enquête sur ses comptes de la présidentielle 2017. Une information confirmée de source judiciaire.

Seuls les soupçons de "prêt illicite de main d'oeuvre" ont toutefois été retenus par le juge d'instruction contre l'association et Marie-Pierre Oprandi, également poursuivie pour "usage de faux". Le magistrat a renoncé à ce stade aux poursuites sur les principaux volets de l'enquête, ouverte notamment pour examiner des soupçons d'"escroquerie aggravée", d'"abus de confiance" ou de "financement illégal de campagne".

Pour ces autres infractions, l'association et la mandataire sont sous le statut intermédiaire de témoin assisté. Ces mises en examen, le 29 mars pour l'association, et le 29 avril pour Marie-Pierre Oprandi, sont les premières prononcées dans les deux enquêtes ouvertes en 2018 sur l'usage des fonds publics par Jean-Luc Mélenchon.

"C'est une mise en examen qui ne tient pas"

Depuis trois ans, le chef de file de La France Insoumise, de nouveau candidat pour la présidentielle 2022, conteste toute infraction. Il dénonce l'"atteinte à la séparation des pouvoirs" que constituent ces enquêtes, l'une sur ses comptes de campagne, l'autre sur l'emploi de ses assistants quand il était eurodéputé.

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Le magistrat estime que les quatre employés de l'Ere du peuple, fondée en 2015 par des fidèles de Mélenchon pour assurer notamment la logistique de ses meetings et lui louer du matériel informatique, auraient dû être rémunérés par la campagne du candidat ou le parti. Trois salariés de l'association, dont les désormais députés LFI Mathilde Panot et Bastien Lachaud, étaient en même temps membres de l'équipe de campagne.

"C'est une mise en examen a minima, qui ne tient pas et ne m'inquiète pas", a réagi auprès de l'AFP le président de l'Ere du peuple, Bernard Pignerol, conseiller spécial de Jean-Luc Mélenchon. "Tout le reste est tombé mais il fallait sauver le dossier", a-t-il ironisé.

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