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Des manifestants font face aux brigades BRAV de la police près de la Porte de Vincennes lors d'une manifestation en faveur du pouvoir d'achat, de la protection des services publics et de la justice fiscale et sociale, à Paris, le 24 octobre 2026.
Crédit : Aris MESSINIS / AFP
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Après un samedi de manifestations qui a mobilisé des centaines de milliers de personnes dans toute la France, le gouvernement se prépare à une nouvelle journée sensible samedi 31 octobre. En déplacement à Marseille, lundi 26 octobre, le président Emmanuel Macron a estimé que cette date serait de nouveau "à risque" en raison des manifestations annoncées, après les violences qui ont marqué celles du 17 octobre.
Le chef de l'État a reconnu que cette première journée n'avait pas été suffisamment anticipée. Il a évoqué une mobilisation précoce de groupes d'ultragauche, mais aussi la présence de délinquants venus participer aux pillages et aux dégradations. Selon lui, les forces de police n'étaient alors pas "dûment proportionnées".
Désormais, l'exécutif veut maintenir les cortèges en dehors des centres-villes afin de protéger les commerces et les bâtiments publics. Emmanuel Macron a aussi appelé à préparer "la suite", alors que d'autres rendez-vous de mobilisation sont déjà annoncés, notamment le 5 novembre à l'appel des syndicats.
Des appels à manifester ont été lancés pour samedi 31 octobre pour "l'acte III", jour qui coïncide avec Halloween. Laurent Nuñez a prévenu que les autorités s'attendaient à une journée "à nouveau compliquée" et à "une grosse journée de mobilisation". Le préfet de police a assuré qu'un dispositif "extrêmement robuste" serait déployé, rappelant que la soirée d'Halloween est traditionnellement plus agitée.
Avant cet "acte III", la coordination des Gilets jaunes appelle à des "rassemblements casserolades" vendredi 30 octobre devant l'Assemblée nationale à 18 heures, puis dans toute la France à 19 heures. Le mouvement entend protester contre l'interdiction de certaines manifestations, les couvre-feux et la fermeture des centres-villes aux manifestants.
Une minute de silence doit également être observée pour "toutes les victimes de la police et de l'extrême droite". Des prises de parole sont aussi annoncées après l'attentat raciste survenu dans les Yvelines le 23 octobre.
Pour le samedi 31 octobre, les organisateurs affirment vouloir manifester "pour la liberté de manifester, et pour toutes nos libertés". Selon la coordination, près de 400 actions, dont 39 manifestations, ont déjà été recensées dans tout le pays.
La contestation pourrait se poursuivre dès la rentrée. Des blocus de lycées et de sites universitaires sont envisagés lundi 2 novembre. Les organisations lycéennes doivent être reçues ce lundi 26 octobre par le Premier ministre Sébastien Lecornu, après un échange avec Emmanuel Macron vendredi.
Une autre échéance a déjà été fixée, le jeudi 5 novembre. La quasi-totalité des syndicats ont appelé à la mobilisation ce jour-là. La secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, a même estimé que "la grève doit prendre le relais", en appelant à "généraliser la grève" à partir de cette date.
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