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Gardes à vue levées, psychiatrie... Quatre jours après l'attentat raciste dans les Yvelines, où en est l'enquête ?

Quelques jours après le périple sanglant de Kévin T., son profil psychiatrique pose question, tandis que des gardes à vue de membre de son entourage ont été levées.

Des policiers interviennent sur les lieux où un homme a ouvert le feu depuis sa voiture à Trappes, le 23 octobre 2026.

Crédit : Dimitar DILKOFF / AFP

Fanny Rocher & AFP

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La garde à vue du suspect de l'attentat raciste dans les Yvelines, Kévin T., qui affirme être sous traitement pour schizophrénie, a été suspendue pour raisons psychiatriques. Quel est son profil, qui sont les victimes, où en est l'enquête ? Voici ce que l'on sait ce lundi 26 octobre, quatre jours après l'attaque.

Le suspect affirme être schizophrène

D'après les informations de RTL, Kévin T., âgé de 39 ans, a été transféré à l'infirmerie psychiatrique de la préfecture de police pour y être examiné. Face aux propos peu cohérents tenus par le suspect en garde à vue, le Parquet national antiterroriste (Pnat) a d'abord requis l'avis d'un psychiatre. Il a par ailleurs déclaré être schizophrène, il affirme même être sous traitement, ce que les médecins de l'infirmerie psychiatrique doivent vérifier. Sa garde à vue a été suspendue à l'issue d'un examen psychiatrique réalisé samedi soir, selon le Parquet national antiterroriste (Pnat).

L'analyse toxicologique a par ailleurs révélé "la présence de cannabis et de cocaïne dans son sang" au moment de l'attaque, d'après le Pnat. Son casier judiciaire fait apparaître quatre anciennes condamnations et il est inconnu du renseignement territorial.

Avant d'ouvrir le feu à Trappes puis dans la ville voisine de La Verrière, il avait piégé son appartement, situé à Plaisir, avec des bouteilles de gaz et des fils électriques connectés à un minuteur, d'après le Pnat. Dans son véhicule, une Renault Clio, ont été découverts "un pistolet-mitrailleur de type Sten et une bombe lacrymogène". Un exemplaire du livre d'Adolf Hitler, "Mein Kampf", a été découvert chez lui, tout comme une Bible et un Coran.

Pengo Bossio Wangi, espoir du MMA, tué dans l'attaque

Pengo Bossio Wangi, espoir du MMA (abréviation d'arts martiaux mixtes en français), a été tué par balles à Trappes. Ce Français de 26 ans était d'origine congolaise, selon un employé du club Atch Academy, à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis) où il s'entraînait. Selon son fondateur, Stéphane Chaufourier, il "se dirigeait vers une carrière professionnelle".

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Sa petite soeur a confié au média en ligne Blast que son frère, chrétien, était un "hypersensible", "meurtri par les choses du monde". "C'était un jeune homme très apprécié de tous, d'une gentillesse extrême. Il était toujours prêt à aider les gens, (...) travailleur et passionné de sport", a déclaré à l'AFP l'avocat de sa famille, Me Yassine Bouzrou, précisant qu'il travaillait dans la sécurité.

Selon Almamy Kanouté, cofondateur de l'Assemblée des quartiers (collectif créé pour faire peser les voix des quartiers), et présent samedi lors d'un rassemblement à Trappes, son père est Bolema Bossio Wangi, membre des Black Dragons, bande antiraciste et antiskinheads à la fin des années 1980/début des années 1990.

Un hommage a été organisée à Trappes, et une marche blanche à Aubervilliers, ville où se trouvait son club de MMA.

Cinq personnes blessées, dont une jeune fille de 12 ans

L'attaque a également fait cinq blessés, au moins quatre ayant des noms à consonance africaine ou maghrébine. Parmi eux, une adolescente de 12 ans a été touchée par huit impacts de balle, d'après le maire de La Verrière, Nicolas Dainville, qui a indiqué à l'AFP qu'elle était désormais sortie d'affaire.

Parmi les autres blessés figurent un homme de 29 ans, Samba C., et un autre de 21 ans, Ahmed C. L'édile a expliqué que deux hommes de ménage, "de type africain", avaient été blessés alors qu'ils nettoyaient une école. Le maire de Trappes Ali Rabeh a indiqué pour sa part qu'un autre blessé est "d'origine maghrébine".

D'après les pompiers, une cinquième victime, un homme de 40 ans, a été prise en charge à l'hôtel de police de Saint-Quentin-en-Yvelines, où il s'est présenté après avoir été blessé par des éclats de verre.

Les gardes à vue de proches du tireur levées

L'enquête est ouverte pour "assassinat" et "tentatives d'assassinats", "en relation avec une entreprise terroriste, avec la circonstance que les faits ont été commis à raison de l'appartenance vraie ou supposée à une prétendue race, une ethnie, une nation ou une religion déterminée".

Kévin T., qui a été interpellé à Coignières une vingtaine de minutes après le début de son périple sanglant, a été placé en garde à vue, avant qu'elle ne soit donc suspendue pendant une "période d'observation psychiatrique" pouvant "durer 48 heures". 

Les gardes à vue de quatre membres de son entourage familial et amical, ses parents et deux proches, ont par ailleurs été levées dimanche 25 octobre, d'après des informations de RTL confirmées par le Pnat.

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