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"C'est la moindre des choses" : Sébastien Lecornu veut des "dépistages inopinés et obligatoires" de drogue au sein des cabinets ministériels

Le gouvernement veut mettre en place des dépistages inopinés de drogue dans les cabinets ministériels. Selon une circulaire signée par Sébastien Lecornu, des tests salivaires viseront les collaborateurs et certains hauts responsables, avec de possibles sanctions en cas de résultat positif.

Le Premier ministre Sébastien Lecornu à Paris, le 30 avril 2026

Crédit : STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

Juliette Vignaud & Pauline Théveniaud

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La chasse aux consommateurs de drogue est ouverte. Le Premier ministre veut organiser des "dépistages inopinés et obligatoires" au sein des cabinets ministériels, selon une circulaire signée ce mardi 16 juin par Sébastien Lecornu, a appris RTL, confirmant une information de Politico Playbook Paris.

"Dans la lutte contre le narcotrafic, l'État doit se doter d'une politique déterminée de prévention et de détection de la consommation de stupéfiants", est-il écrit dans le document consulté par RTL. Il leur demande de définir un "plan d'action" d'ici le 26 juin prochain.
"Je trouve que c'est quand même la moindre des choses quand on est dans un gouvernement qui a érigé la lutte contre le narcotrafic comme priorité, qu’on soit nous-mêmes exemplaires", souffle à RTL un conseiller ministériel. "On ne peut pas expliquer le matin qu’il faut renforcer la loi et le soir la violer."

Structures de soins et sanctions disciplinaires

Ces contrôles prendront la forme de tests salivaires et seront à destination "des membres de [leurs] cabinets ainsi que des titulaires d’emplois à la décision du gouvernement". L'objectif est de s'assurer que les intéressés ne consomment pas de stupéfiants, "y compris de façon ponctuelle dans un cadre privé", "au regard de la nature des missions qu'ils exercent, de leur exposition et de l'exigence particulière d'exemplarité qui s'applique à eux".

Les personnes testées positives devront systématiquement être orientées vers des structures de soins, et pourront faire l'objet de sanctions. Sébastien Lecornu demande à ses ministres d'apprécier "les conséquences qu’il convient de tirer, y compris sur le plan disciplinaire". De même en cas de refus de se soumettre à ces tests. Techniquement, les contrôles positifs pourront donner lieu à une "contre-expertise" à la demande des intéressés.

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