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Emmanuel Macron à Chypre, le 23 avril 2026
Crédit : Jewel SAMAD / AFP
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Ce lundi 27 avril, Emmanuel Macron a résumé l'inquiétude de l'exécutif face à la flambée des prix du carburant. "On se bat pour que le prix de l'essence diminue. Il faut qu'on rouvre ce fichu détroit, c'est ça qui nous fout dedans. Il y a 20% des capacités mondiales bloquées dans ce truc là. On se bat mais il y en a qui ne nous aident pas", a déclaré le président de la République, en marge d'un déplacement en Ariège.
Cette déclaration intervient alors que la guerre engagée par les États-Unis et Israël, le 28 février 2026, a accentué les tensions au Moyen-Orient. Le détroit d'Ormuz, passage clé pour le pétrole, est en effet fortement perturbé depuis le début des affrontements, avec des blocages et restrictions qui pèsent sur le trafic mondial.
Conséquence immédiate : les cours du brut se sont envolés et les prix des carburants ont fortement augmenté à la pompe. Au-delà de la formule d'Emmanuel Macron, cette nouvelle poussée des prix rappelle à quel point le marché des carburants reste suspendu aux crises géopolitiques.
Tant que le trafic dans le détroit d'Ormuz ne reviendra pas à la normale, la pression devrait rester forte sur les cours du pétrole, avec des répercussions directes pour les automobilistes français.
Quelques jours plus tôt avant cette sortie, le 21 avril, le Premier ministre Sébastien Lecornu annonçait une série de mesures pour amortir la flambée des prix des carburants et "faire que notre croissance tienne bon".
Première cible : trois millions de "travailleurs modestes grands rouleurs", qui bénéficieront d'une aide équivalente à environ 20 centimes de réduction par litre. En parallèle, les dispositifs de soutien sont prolongés et élargis à de nouveaux secteurs comme le bâtiment, les taxis et les VTC.
Les professions déjà sous pression voient aussi leurs aides renforcées. Les pêcheurs pourraient toucher entre 30 et 35 centimes par litre de gazole non routier (GNR), contre 20 actuellement. Les agriculteurs, eux, bénéficieront en mai d'une prise en charge de 15 centimes par litre, soit trois fois plus qu'en avril. Les transporteurs conservent une aide de 20 centimes.
Le coût des nouvelles aides sur le carburant et du prolongement de certaines mesures de soutien coûtera 180 millions d'euros en mai, après 150 millions d'euros en avril, a indiqué mercredi 22 avril le ministre des Comptes publics, David Amiel.
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