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Élections régionales 2015 : "À nous de comprendre la soif de renouvellement des Français", lance Bruno Le Maire

REPLAY / INVITÉ RTL - Le député de l'Eure et candidat à la primaire des Républicains a qualifié le résultat du premier tour des élections régionales de "punition pour le gouvernement et le président de la République".

Bruno Le Maire, invité de RTL, le 7 décembre 2015
Bruno Le Maire, invité de RTL, le 7 décembre 2015
Crédit : Frédéric Bukajlo / Abacapress pour RTL
Élections régionales 2015 : "À nous de comprendre la soif de renouvellement des Français", lance Bruno Le Maire
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Élections régionales 2015 : "À nous de comprendre la soif de renouvellement des Français", lance Bruno Le Maire
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Ludovic Galtier
Ludovic Galtier

Au lendemain du premier tour des élections régionales, le suspense reste entier dans de nombreuses régions. La droite est la deuxième force politique du pays (27%) derrière le Front national (28%). Elle est en tête dans seulement quatre régions (Pays de la Loire, Auvergne-Rhône-Alpes, Île-de-France, Normandie de très peu) et ne progresse quasiment pas par rapport au scrutin de 2010. Le député de l'Eure a d'abord qualifié ce résultat de "punition pour le gouvernement et le Président de la République. Notre famille politique n'en a pas encore profité."

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Dans une France encore traumatisée par les attentats du 13 novembre et toujours marquée par un chômage de masse, la droite n'apparaît pas comme la solution numéro un. "Ce vote, c'est le vote d'un pays qui ne voit pas d'autres issues à ces difficultés que les extrêmes, qui considère que depuis des années et des années, le chômage continue inexorablement d'augmenter, que les problèmes de sécurité ne sont pas traités, qu'à Calais il y a toujours une jungle, que les immigrés en situation irrégulière ne repartent pas dans leur pays, que les entreprises souffrent".

"En offrant les mêmes visages, on fait le lit du Front national"

Un constat accablant partagé par la gauche et par la droite, a reconnu Bruno Le Maire. "Oui, il concerne la droite, ayons un peu d'humilité. Les électeurs nous le disent : "on a essayé la droite, ça n'a pas marché, on essaie la gauche, c'est un désastre, qu'est-ce qu'il nous reste d'autre que le vote FN, à nous chez Les Républicains d'en tirer les conséquences."

Quelles sont les marges de manœuvre à droite pour changer la donne? "À nous de comprendre la soif de renouvellement politique des Français, a lancé le candidat probable aux primaires des Républicains en 2016. À nous d'entendre ce message qui nous dit "quand est-ce que vous, les politiques, vous allez changer vos pratiques", "quand-est-ce que vous aurez le courage de renouveler votre offre politique parce qu'en offrant toujours les mêmes visages, toujours les mêmes discours, toujours les mêmes propositions, on fait le lit du Front national. Le renouveau ne doit pas rimer avec Front national, le renouveau doit rimer avec droite républicaine, avec centre".

"Le renouveau ne doit pas rimer avec Front national"

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Une réunion au siège des Républicains est prévue lundi 7 décembre. Bruno Le Maire promet qu'il ne se défaussera pas. "Je suis inquiet, je vois bien la gravité de la situation. Quand on aime la France, on ne peut pas considérer que le Front national a des solutions".
Au deuxième tour, Bruno Le Maire croit dans les chances des candidats des Républicains. "On ne peut pas tirer un trait comme ça sur le deuxième tour. Laurent Wauquiez peut gagner en Auvergne-Rhône-Alpes, Valérie Pécresse peut gagner en Île-de-France, Hervé Morin est en tête en Normandie. Ils livreront bataille jusqu'au bout."
Si le Parti socialiste s'est retiré dans deux voire trois régions - l'incertitude plane pour la région Alsace-Lorraine-Champagne-Ardennes - où il est arrivé en troisième position, la droite ne s'applique pas la même ligne de conduite. Dominique Reynié (LR), troisième en Midi-Pyrénées-Languedoc-Roussillon se maintiendra dimanche 13 décembre malgré le risque de victoire du Front national. "Ce sont les électeurs qui décident. Non, je ne lui demande pas de se retirer. Nous devons aux électeurs la clarté".
Faisant entendre leur différence, les centristes, par la voix du président de l'UDI Jean-Christophe Lagarde, ont appelé au "retrait des listes en troisième position", "partout où le FN peut gagner". Le président du MoDem, François Bayrou, réclame aussi un tel "ressaisissement démocratique". 

Les Républicains tiennent un bureau politique exceptionnel ce lundi matin, qui pourrait être agité. Alain Juppé, qui s'y rendra finalement, a appelé à arrêter "une ligne de conduite commune" pour le second tour.

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