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Le sapin de Noel à Bordeaux en 2021.
Crédit : Valentino BELLONI / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP
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Installé pour la première fois en 2021 sur la place Pey-Berland, le sapin de Noël en verre et acier recyclé a marqué un tournant dans les traditions bordelaises. Haut de 11 mètres et facturé 136.000 euros, cet ouvrage du designer Arnaud Lapierre avait été voulu par le maire écologiste Pierre Hurmic comme une alternative durable aux conifères naturels, traditionnellement coupés pour les fêtes.
Pensé comme un geste écoresponsable, l’objet n’a pourtant jamais fait consensus. Dès son installation, il a divisé : si certains ont salué une initiative écologique, d’autres ont dénoncé un symbole jugé froid, coûteux et éloigné de l’esprit de Noël... À tel point que plusieurs internautes ont publié dès la défaite du maire sortant des petites annonces proposant de vendre le clivant sapin de verre de Bordeaux.
La défaite de Pierre Hurmic aux élections municipales du dimanche 22 mars face à Thomas Cazenave a rapidement relancé les critiques. Dès le lendemain, plusieurs internautes ont publié de fausses annonces sur Leboncoin, proposant à la vente le célèbre sapin de verre.
Ce lundi 23 mars, les messages ironiques se sont multipliés : "L’ancien locataire a laissé ce sapin de Noël en verre car il a dû déménager et n’a pas pu l’emporter dans la précipitation. Je pense que le nouveau locataire n’en voudra pas", "Vends sapin, servi six fois", "Prix à débattre avec Pierre Hurmic", ou encore "Suite à un léger changement de direction à la mairie, nous mettons en vente notre sapin devenu... disons... disponible. 136.000 euros, prix ferme, nous connaissons sa valeur artistique".
À peine élu avec 50.95% des voix, le macroniste Thomas Cazenave s’est saisi du sujet. Dans un entretien accordé à la chaîne TV7, le nouveau maire de Bordeaux a annoncé clairement la couleur : "Il y aura un grand sapin de Noël ici à Pey-Berland". Une déclaration qui a sonné comme une rupture avec le mandat précédent en promettant le retour d’un arbre naturel.
Réutilisable, le sapin en verre recyclé facturé 130.000 euros à la majorité verte était pourtant devenu rentable dès sa troisième année, son homologue naturel coûtant 60.000 euros par an sous la précédente mandature.
Pour l’heure, aucune décision officielle n’a été prise concernant le devenir du sapin de verre. Mais tout laisse penser qu’il pourrait ne plus être réinstallé, au profit d’un retour aux pratiques en vigueur sous l’ancienne municipalité d’Alain Juppé.
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