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Attaque à la préfecture : le tueur "n'aurait pas dû se trouver là", dit Ciotti sur RTL

INVITÉ RTL - Le député Les Républicains, président de la commission d'enquête parlementaire sur l'attentat à la Préfecture de police de Paris, estime qu'il y a eu "une faillite collective".

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Attaque à la préfecture : le tueur "n'aurait pas dû se trouver là", selon Éric Ciotti Crédit Image : RTL | Crédit Média : RTL | Date :
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Alba Ventura édité par Paul Turban

"Nous avons connaissance d'une faillite collective." Après de nombreuses auditions, le président de la commission d'enquête parlementaire sur l'attentat à la Préfecture de police de Paris, le député Les Républicains (LR) Éric Ciotti, estime que l'attaquant Mickaël Harpon "n'aurait jamais dû rester dans un service aussi sensible. Il n'aurait pas dû se trouver là."

"Je le dis compte tenu du profil de Mickaël Harpon, compte tenu des signaux faibles en matière de radicalisation qu'il a émis à plusieurs reprises, explique sur RTL Éric Ciotti. Il y a ce qui s'est passé à plusieurs reprises, les failles, les fautes, les dysfonctionnements que l'on a pointés au gré des auditions." 

"Ses collègues et sa hiérarchie avaient détecté ses failles, selon le président de la commission d'enquête parlementaire. D'abord, sa conversion à l'islam : c'est un signal faible dans les autres grands services. Il y a une pratique plus radicale de sa religion, le fait qu'il ne fasse plus la bise aux femmes. Il y avait le fait qu'après Charlie, il avait eu une altercation violence avec un de ses collègues où il avait dit : 'C'est bien fait.' Il aurait fallu prendre en compte ces événements.

Une sécurité qui reste à renforcer

"On a eu un témoignage assez édifiant d'un de ses collègues qui nous a dit : 'Je n'avais pas d'inquiétudes physiques, mais en revanche, j'avais des inquiétudes compte tenu de sa vulnérabilité que quelqu'un l'utilise pour capter des données informatiques', confie par exemple le député. Il avait accès à toutes les données."

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"Des choses ont été améliorées, notamment par la directrice actuelle, précise Éric Ciotti. Mais la direction du renseignement et la Préfecture de police ne sont pas au standard de sécurité des autres services de renseignement, qui ont évité beaucoup d'attentats. Il y a des procédures collectives qui n'ont pas été mises en oeuvre."

Depuis l'attentat à la Préfecture de Paris, "9 agents de la Préfecture de police ont été désarmés. Il y a des procédures de suspension mises en oeuvre", explique Éric Ciotti. 

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