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Assurance chômage : le gouvernement peaufine sa réforme

Le gouvernement peaufine la réforme de l'assurance chômage, sur laquelle il a repris la main après l'échec de la négociation entre partenaires sociaux cet hiver.

Le gouvernement peaufine la réforme de l'assurance chômage
Le gouvernement peaufine la réforme de l'assurance chômage Crédit : AFP
William Vuillez
William Vuillez
et AFP

Annoncée pour le printemps, la réforme de l'assurance chômage a été retardée pour cause d'élections européennes. Après l'échec de la négociation entre partenaires sociaux cet hiver, le gouvernement a repris la main sur cette réforme et dévoilera d'ici deux semaines la formule magique du "bonus malus" et les nouvelles règles d'indemnisation.

Seules certitudes pour l'instant : l'indemnisation chômage des hauts revenus sera revue, comme a déjà prévenu Matignon. Quant au "bonus malus" pour les entreprises qui abusent des contrats courts, la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, a réaffirmé encore récemment qu'il existera bel et bien, afin de "responsabiliser les employeurs". Cette promesse de campagne d'Emmanuel Macron mécontente fortement le patronat et a cristallisé toute la négociation entre syndicats et patronat, qui s'est soldée par un échec fin février. 
Les partenaires sociaux avaient d'ailleurs accusé le gouvernement de les avoir enfermés dans une équation impossible. D'entrée, tous avaient contesté la feuille de route du gouvernement leur prescrivant de trouver entre 1 et 1,3 milliard d'euros par an d'économies.  

"Ballon d'essai"

La ministre du Travail avait anticipé la tenue d'"une cinquantaine de réunions", au-delà même des partenaires sociaux habituels. En réalité, seul un premier tour a eu lieu avec les numéros un des organisations. Selon l'exécutif, la réforme est destinée à inciter au retour à l'emploi durable mais aussi à désendetter l'Unédic, le régime d'assurance chômage.


Sur un éventuel durcissement des conditions d'accès à l'assurance chômage, rien n'est arbitré, a précisé vendredi l'entourage du ministère du Travail. Si un passage de 4 à 6 mois travaillés était retenu pour pouvoir être indemnisé, comme évoqué dans la presse, ce serait "une mesure purement budgétaire, en contradiction avec le discours du gouvernement soi-disant d'incitation de retour à l'emploi", a averti vendredi Marylise Léon (CFDT) auprès de l'AFP.
"Un ballon d'essai lancé lancé par le gouvernement?", s'interroge de son côté la CGT. "On se doutait qu'il pourrait y avoir des mesures très dures, du fait du report des annonces après les élections européennes", considère Denis Gravouil (CGT).  

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Toutes ces mesures, qui formeront une nouvelle convention d'assurance chômage, seront prises par décret, vraisemblablement cet été. Ils comprendront aussi des précisions sur l'indemnisation de davantage de démissionnaires et d'indépendants, et devraient également inclure des annonces concernant Pôle emploi et ses moyens pour la période 2019/2022.  

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