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Alba Ventura : "Le petit poucet Le Maire a défié l'ogre Sarkozy"

REPLAY / ÉDITO - Nicolas Sarkozy sera, selon toute vraisemblance, élu président de l'UMP ce week-end. En revanche, la révélation de la campagne c'est Bruno Le Maire.

Alba Ventura
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Crédit : Elodie Grégoire
Alba Ventura : "Le petit poucet Le Maire a défié l'ogre Sarkozy"
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L'invité de RTL - Alba Ventura
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Plus de 268.000 adhérents de l'UMP sont appelés à choisir par internet leur nouveau patron, à partir de ce vendredi 28 novembre à 20h00, et jusqu'au lendemain même heure. Nicolas Sarkozy, Bruno Le Maire et Hervé Mariton sont en lice.

Le Maire gagnant même s'il perd

Bruno Le Maire, 45 ans, croit en son destin. Il a déjà créé la surprise. On disait que Nicolas Sarkozy allait tout emporter sur son passage. Cela n'a pas été le cas. Le Maire a réussi à se faire une notoriété, à se démarquer. Dans le dernier sondage Odoxa pour L'Express, il apparaît même comme celui qui a fait la meilleure campagne.

La vraie question, c'est est-ce qu'il sera le nouveau président de l'UMP ? On a tendance à penser que Nicolas Sarkozy a une longueur d'avance. Mais Bruno Le Maire n'avait pas de statut, et il a percé. Il est allé au combat. Il s'est frotté au grand "Sarkomouchi". Voilà pourquoi, quoi qu'il arrive, il est déjà vainqueur.

Bruno Le Maire n'avait pas de statut, et il a percé

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Dans tous les cas de figure, Bruno Le Maire va gagner... même s'il perd. Il n'avait rien à perdre, il avait tout a gagné. Face à Nicolas Sarkozy, c'était l'inconnu.

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Pas sûr que les Français se rappellent même qu'il a été ministre de l'Agriculture. Il est assez neuf dans la vie politique française. Même s'il a travaillé longtemps dans l'ombre et dans les arcanes du pouvoir.

Éviter la grosse tête

En six mois, il a parcouru toute la France (95 déplacements visités), il a fait tous les plateaux de télé et de radio, il a pris confiance. Il a marqué des points face à l'ancien président de la République. Devant les militants anti-mariage homosexuel, il tient face à la salle quand il affirme sans trembler qu'il n'est pas favorable à l'abrogation de la loi Taubira.

Bruno Le Maire aura été le seul de la génération "quadra/quinqua" à prendre la lumière. Il a éclipsé les Wauquiez, NKM, Baroin et autres Bertrand. Il a pris une longueur d'avance.

Il affirme qu'il a une "ambition nationale". Très bien ! Mais quelle ambition ?

Alba Ventura

Une fois que l'on a défié Nicolas Sarkozy, on évite d'abord de prendre la grosse tête. Il faut dire la vérité : si Bruno Le Maire obtient un bon score, il y aura dans ce résultat ses supporters de Bruno Le Maire, mais aussi les voix de ceux qui ne supportent plus Sarkozy (celles des fillonistes notamment, et de quelques juppéistes). Il s'agit de faire prospérer un capital.

Cette campagne lui aura permis d'élargir son réseau, c'est une évidence. C'est d'ailleurs avec gourmandise qu'il vous raconte qu'il a désormais parmi ses soutiens un maire important par département.

Soixante parlementaires sont aussi autour de lui. Il explique même : "J'ai, comme disait Mitterrand,  huit parlementaires prêts à mourir pour moi. Plus d'une centaine de professionnels et d'experts travaillent pour lui sur les idées.

Deux ans, c'est court

Bruno Le Maire voit loin. Il affirme qu'il a une "ambition nationale". Très bien ! Mais quelle ambition ? Pour quoi faire ? Comment y arriver ? Quand ? Soit il fait monter les enchères pour se vendre au mieux à Alain Juppé ou à Nicolas Sarkozy (il dit que non, mais on en a vu d'autres rendre les armes) ; soit il a vraiment l'intention de se présenter à la primaire UMP.

C'est une chose de défier Nicolas Sarkozy à la présidence de l'UMP, auprès des militants, au sein de son  parti. C'est tout autre chose de demander aux Français s'il est le mieux placé pour la présidentielle de 2017.

Il ne suffit pas de décréter que l'on a une "ambition nationale". Il faut se construire un destin national. Pour cela, deux ans, au milieu de Nicolas Sarkozy, Alain Juppé et François Fillon, c'est peut-être un peu court.

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