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Affaire Tapie : Claude Guéant accuse l'Elysée de "scandale d'Etat"

Claude Guéant, placé en garde à vue dans le cadre de l'affaire Tapie, a lancé sa contre-offensive, en taclant la présidence de la République.

L'ancien ministre de l'Intérieur Claude Guéant.
L'ancien ministre de l'Intérieur Claude Guéant. Crédit : AFP
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et AFP

Claude Guéant, placé lundi en garde à vue dans l'affaire Tapie, a accusé dimanche 1er juin l'Élysée d'être à l'origine d'"un scandale d'État" en transmettant des archives de l'ancien président Nicolas Sarkozy à la justice.

"Il est tout à fait anormal que la présidence d'aujourd'hui livre des archives du précédent président", a déclaré Claude Guéant sur I Télé, estimant que "les archives appartiennent à la personne qui en est détenteur ou aux archives nationales". Selon une source proche du dossier, les juges d'instruction ont demandé à l'Élysée, en mars 2013, de leur envoyer "tous documents" conservés à la présidence de la République en lien avec le litige entre Bernard Tapie et le Crédit Lyonnais.

Toujours selon la même source, l'Élysée répondait en avril 2013 que concernant Claude Guéant, son "fonds d'archives papier" n'avait pas été versé aux Archives nationales et qu'il n'en avait pas été trouvé trace à la présidence de la République. Mais la présidence de la République a bien fait parvenir aux juges divers documents, comme ceux-ci le lui demandaient.

Guéant en garde à vue

L'ancien ministre de l'Intérieur de 2011 à 2012 avait été placé en garde à vue lundi à la Brigade financière, où il était retourné mardi, puis mercredi après des suspensions. Il s'agissait du deuxième placement en garde à vue de l'ancien ministre, déjà soumis à cette mesure fin 2013 dans l'affaire des primes en liquide quand il dirigeait le cabinet de Nicolas Sarkozy place Beauvau. Après trois jours d'interrogatoires, l'ancien secrétaire général de l'Élysée est ressorti mercredi sans être déféré devant les juges d'instruction.

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Les trois juges financiers chargés du dossier enquêtent sur les conditions dans lesquelles les pouvoirs publics avaient décidé, en 2007, de recourir à un tribunal arbitral plutôt qu'à la justice ordinaire pour mettre fin au conflit entre Bernard Tapie et le Crédit Lyonnais sur la vente d'Adidas dans les années 90. Ils soupçonnent que cette décision a été motivée par une volonté de favoriser l'homme d'affaires, alors que la Cour de cassation avait cassé en 2006 une décision de la cour d'appel de Paris lui octroyant 135 millions d'euros de dommages et intérêts.

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