2 min de lecture Nicolas Sarkozy

Affaire Sarkozy : "Des choses extrêmement graves" pour Moscovici

S'ils étaient avérés, les soupçons de trafic d'influence qui pèsent sur Nicolas Sarkozy seraient des faits "extrêmement graves", selon le ministre de l'Économie.

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La rédaction numérique de RTL
et AFP

Interrogé ce dimanche sur BFMTV, Pierre Moscovici s'est montré prudent dans ses réponses au nom du devoir de réserve et de sa confiance dans la justice. Mais il l'a clairement affirmé : "si ces faits étaient avérés, il y aurait alors des choses extrêmement graves qui se seraient passées".

L'ancien président de la République, placé sur écoutes par la justice, est soupçonné de trafic d'influence et de violation du secret de l'instruction. Selon une source proche du dossier, il aurait parlé avec son avocat de la possibilité de solliciter un magistrat de la Cour de cassation pour se renseigner sur une procédure en cours relative à une autre affaire dans laquelle est cité Nicolas Sarkozy.

Les Français "victimes" du "sulfureux gourou" Patrick Buisson

Par ailleurs, Pierre Moscovici a qualifié de "gourou" favorable à la fusion de la droite et de l'extrême droite, l'ancien conseiller de Nicolas Sarkozy, Patrick Buisson. "Ce qui m'a étonné est que Nicolas Sarkozy ait laissé pénétrer dans son intimité un homme aussi étrange, aussi sulfureux" que Patrick Buisson, a-t-il expliqué, donnant lieu du coup à "une étrange situation, un étrange pouvoir, une étrange gouvernance".

"Que le président de la République française ait fait confiance à une sorte de gourou qui en plus l'a trahi, ça me met mal à l'aise", a poursuivi le ministre. "Les idées de Patrick Buisson me révulsent. La fusion entre la droite et l'extrême droite me parait être un problème majeur", a-t-il ajouté, évoquant sa "colère" à l'idée que "cet homme-là était tous les jours l'homme qui parlait à l'oreille de Nicolas Sarkozy".

C'est par les gens qui l'entourent qu'on juge l'esprit et la prudence du prince.

Pierre Moscovici, ministre de l'Économie et des Finances
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Mais "les Français sont victimes, car ils ont supporté ces ambiguïtés, parce qu'ils ont payé les contrats de Patrick Buisson", a ajouté le ministre qui, citant en substance Machiavel, a rappelé que "c'est par les gens qui l'entourent qu'on juge l'esprit et la prudence du prince".

Il estime enfin que "les Français ne devraient logiquement pas souhaiter le retour de Nicolas Sarkozy en politique". "Il faudra, s'il veut revenir en politique, que les choses soient clarifiées sur ce type de comportement et sur ce type d'inspirations (...) Si demain Nicolas Sarkozy devait revenir avec la ligne Buisson, et pourquoi pas avec Patrick Buisson, ce serait très grave".

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