2 min de lecture

Affaire Lyhanna : Sébastien Lecornu estime que "la chaîne de protection a failli" et dénonce "une succession d'erreurs et de négligences" dans l'enquête sur la plainte de 2025

Le premier ministre a dénoncé une "succession d'erreurs, de négligences, d'inactions et de mauvaises décisions" après les "défaillances" pointées dans le pré-rapport d'inspection sur le traitement de la plainte de 2025 contre Jérôme Barella de la part du parquet et de la gendarmerie du Gers.

Sébastien Lecornu à l'Assemblée nationale, le 19 mai 2026

Crédit : Anne-Christine POUJOULAT / AFP

La rédaction numérique de RTL & AFP

Je m'abonne à la newsletter « Politique »

Mettre RTL en favori sur Google

La mission d'inspection sur l'affaire de la jeune Lyhanna "établit une vérité d'une extrême gravité", à savoir que "la chaîne de protection a failli", en raison d'une "succession d'erreurs, de négligences, d'inactions et de mauvaises décisions", a déclaré lundi Sébastien Lecornu.

"La puissance publique ne se défaussera pas. Elle doit reconnaître cette défaillance, établir précisément les responsabilités et en tirer toutes les conséquences, y compris individuelles. Cette exigence de vérité ne doit cependant pas conduire à jeter l'opprobre ni sur la gendarmerie nationale ni sur l'autorité judiciaire dans leur ensemble", a affirmé le Premier ministre sur X après avoir reçu le rapport d'inspection.

La mort de Lyhanna, 11 ans, dans le Gers, a suscité un émoi national d'autant que le principal suspect, Jérôme Barella, était déjà visé par la plainte déposée en août 2025 par la mère de Rosa, une autre enfant de dix ans qui l'accuse de l'avoir violée à plusieurs reprises. Or, il n'avait jamais été entendu par les enquêteurs. 

"Une succession d'erreurs, de négligences, d'inactions et de mauvaises décisions"

Les rapporteurs de la mission d'inspection ont pointé lundi une série de dysfonctionnements de la part du parquet et de la gendarmerie du Gers dans le traitement de l'affaire de la jeune Lyhanna. Rédigé par les services de l'inspection générale de la gendarmerie nationale (IGGN) et celle de la justice (IGJ), le rapport, réalisé à partir d'une trentaine d'entretiens, a été remis en fin de matinée à Sébastien Lecornu à Matignon

À lire aussi

"Le rapport ne décrit ni un simple dysfonctionnement administratif ni un manque de moyens. Il souligne d'abord que les premiers actes d'enquête réalisés par la première juridiction et les enquêteurs ont été conduits de manière efficace. Mais la suite de la procédure a été marquée par une succession d'erreurs, de négligences, d'inactions et de mauvaises décisions, à plusieurs niveaux de la chaîne judiciaire et de l'enquête", a estimé le chef du gouvernement. 

"Ces manquements ont eu des conséquences dramatiques", a-t-il insisté, promettant de recevoir "les familles concernées" avec plusieurs ministres. 

Protection de l'enfance

Il réitère aussi sa volonté de prendre plusieurs mesures, notamment en renforçant le projet de loi relatif à la protection de l'enfance "lors d'un tout prochain conseil des ministres". Il s'agit de "rendre obligatoires, dans les trois premiers mois suivant une plainte pour viol sur mineur, les actes d'enquête indispensables" et de pouvoir condamner à la réclusion criminelle à perpétuité "les violeurs en série de mineurs". 

"Nous garantirons également aux parents une information claire sur l'identité des adultes auxquels leurs enfants sont confiés dans le cadre des activités périscolaires", a-t-il aussi rappelé.

Sébastien Lecornu dit vouloir saisir "plusieurs experts scientifiques et associatifs" en vue de recommandations qui nourriront "les évolutions nécessaires de la loi, des règlements et des pratiques professionnelles". 

La rédaction vous recommande

L’actualité par la rédaction de RTL dans votre boîte mail.

Grâce à votre compte RTL abonnez-vous à la newsletter RTL info pour suivre toute l'actualité au quotidien

S’abonner à la Newsletter RTL Info

Ne laissez pas Google décider de vos sources.

Ajouter RTL comme source préférée