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Affaire Bygmalion : Nicolas Sarkozy pouvait difficilement ignorer, selon Bastien Millot

Le co-fondateur de la société prestataire des meetings de campagne de Nicolas Sarkozy en 2012 affirme qu'il était quasiment impossible que l'ancien Président n'ait pas eu connaissance de l'existence d'un système comptable frauduleux.

Le cofondateur de Bygmalion Bastien Millot, le 1er octobre 2014 (archives).
Le cofondateur de Bygmalion Bastien Millot, le 1er octobre 2014 (archives).
Crédit : MATTHIEU ALEXANDRE / AFP
Benjamin Hue
Benjamin Hue

Bastien Millot persiste et signe. Sitôt l'annonce de sa mise en examen révélée, au terme de deux jours de garde à vue, il avait regretté que "certains responsables, non des moindres, de la campagne présidentielle de 2012, essaient de se draper dans la posture d'une victime, alors même qu'ils le font sans doute un peu grossièrement et un peu rapidement". 

Dans une interview accordée à L'Express, la première depuis son inculpation, le co-fondateur de Bygmalion affirme qu'il est "difficile de penser que Nicolas Sarkozy n'était au courant de rien", alors que l'ancien chef de l'État et ses soutiens ne cessent de clamer qu'il ignorait tout d'une double facturation mise en place à la demande de l'UMP pour maquiller les fastueux frais de meetings du Président-candidat.

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Tenu à l'écart de la campagne du candidat Sarkozy

À l'inverse de Guy Alvès, Bastien Millot a toujours nié devant les enquêteurs avoir eu connaissance de l'existence d'un système de comptabilité frauduleux établit à la demande de l'UMP. Proche de Jean-François Copé, il affirme qu'il s'est tenu éloigné des hommes de Nicolas Sarkozy et de la filiale de Bygmalion en charge des meetings du Président, Event and Cie.

"Je n'ai jamais été avisé d'une quelconque facturation litigieuse avec l'UMP dans le cadre de la campagne présidentielle. Je n'ai participé à aucune réunion, à aucun moment, sur les dépenses de campagne ou leur répartition. Je suis donc totalement étranger à cette affaire", affirme celui qui a quitté Bygmalion à l'été 2013 pour devenir avocat au barreau d'Aix.

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Une mise à l'écart que le cofondateur de l'agence de communication justifie à l'aune des relations compliquées entre Jean-François Copé et Nicolas Sarkozy dans les années 1990. "Il y avait régulièrement des tensions très fortes entre les deux hommes, dont j'ai été plusieurs fois une sorte de victime collatérale. Bref, il n'était un secret pour personne que je n'avais aucune proximité avec Nicolas Sarkozy".

Des collaborateurs (trop) dévoués ?

L'une des missions de l'instruction conduite par les juges Tournaire, Van Ruymbeke et Le Loire est de mettre au jour la chaîne de responsabilité entre l'équipe de campagne, l'UMP et Bygmalion, via Event and Cie. Avec en creux la question de savoir si Nicolas Sarkozy était au courant. "Même vu de l'extérieur, difficile de penser que Nicolas Sarkozy n'était au courant de rien", estime Bastien Millot.

"Quand on choisit de faire 44 meetings, que l'on décide de fournir les images clefs en main aux télévisions, qu'on exige de travailler avec tel réalisateur de télé, tel aménagement (...) qu'on fait venir les militants par trains et cars entiers, le candidat ne peut pas ignorer que la calculatrice tourne. S'il n'a pas su, c'est que ses collaborateurs ont eu peur de lui en parler", précise-t-il.

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