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Affaire Benalla : le Sénat envisage de l'auditionner "à la rentrée"

La commission des Lois du Sénat, transformée en commission d'enquête sur l'affaire Benalla, fait savoir ce lundi 30 juillet par la voix de son président qu'elle n'exclut plus d'auditionner l'ex-collaborateur de l'Élysée.

Alexandre Benalla et Emmanuel Macron au salon de l'Agriculture le 24 février 2018
Alexandre Benalla et Emmanuel Macron au salon de l'Agriculture le 24 février 2018
Crédit : Ludovic MARIN / POOL / AFP
Clémence Bauduin & AFP

Alexandre Benalla a "envie de "donner des "explications" aux commissions d'enquête parlementaires ? Qu'à cela ne tienne, la commission des lois du Sénat est prête à l'entendre. Transformée en commission d'enquête pour faire la lumière sur l'affaire qui entoure l'ex-chargé de mission de l'Élysée mis en cause pour des faits de violence, la commission des lois du Sénat pourrait auditionner Alexandre Benalla à la rentrée. La nouvelle a été annoncée par le président de la commission, Philippe Bas. 

Philippe Bas a d'abord expliqué pourquoi il n'avait, dans un premier temps, pas été favorable à l'audition de l'ancien collaborateur du chef de l'État. Le sénateur a évoqué, "deux principes" qui selon lui rendaient a priori "difficile cette audition". Le premier est "la séparation des pouvoirs" : "nous ne pouvons pas enquêter sur des faits qui font l'objet de poursuites ou bien d'information judiciaire", a-t-il expliqué.

Le second principe a trait à "la question des droits de la défense s'exprimant sous serment devant la commission". "Il ne faudrait pas qu'une personne auditionnée puisse être amenée à témoigner contre elle-même, ce qui serait totalement exclu à la barre d'un tribunal", a poursuivi Philippe Bas.

Benalla lui-même souhaite être entendu

Toutefois, sur ce dernier point, "Monsieur Benalla, à l'occasion d'un entretien à un journal, a donné sa propre version d'une part, et puis il a fait savoir 'son envie' d'être auditionné par notre commission ajoutant qu'il avait 'de quoi nous donner des explications'. Dès lors (...) je m'entretiendrai de nouveau avec nos rapporteurs et nous aurons une discussion interne à la commission et puis nous verrons à la rentrée ce qu'il convient de faire", a déclaré le président de la commission des lois du Sénat. 

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Interrogé plus tôt dans la matinée sur RFI, le corapporteur PS de la commission d'enquête, Jean-Pierre Sueur, a fait valoir les mêmes arguments: "Nous sommes très attachés au respect de la Constitution et une commission d'enquête parlementaire ne peut pas traiter des faits dont la justice s'est saisie. Donc il ne faut pas qu'on empiète sur l'enquête judiciaire, et c'est pourquoi le président a été réticent bien que la question lui ait été posée".

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