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Affaire Benalla : la première crise politique du quinquennat

ÉCLAIRAGE - L'affaire prend l'allure d'un scandale, deux jours après les premières révélations du "Monde" concernant ce proche d'Emmanuel Macron.

Alexandre Benalla, au côté d'Emmanuel Macron, en mars 2017
Alexandre Benalla, au côté d'Emmanuel Macron, en mars 2017
Crédit : Lionel BONAVENTURE / AFP
Affaire Benalla : un témoin raconte la scène
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Affaire Benalla : la première crise politique du quinquennat
00:04:13
Dominique Tenza & La rédaction numérique de RTL

L'affaire Alexandre Benalla parasite l'été politique. Proche d'Emmanuel Macron, devenu chef adjoint de son cabinet à l'Élysée, c'est cet homme-là qui a été filmé le 1er mai dernier en train de frapper un jeune homme à terre lors d'une manifestation. Il portait un brassard de police. Un enquête préliminaire a été ouverte pour "violences" et "usurpation d'identité".

Au terme d'un jeudi 19 juillet très tendu à l'Assemblée Nationale, entre les suspensions de séance, et les réunions de crise, l'affaire Benalla a totalement parasité les débats. Toute la journée, l’opposition a réclamé des comptes à l'Élysée. L'affaire a enflammé les tribunes du Palais-Bourbon. Pour le député Les Républicain Fabien Di Filippo, "l'histoire est scandaleuse (...) on a quelqu'un qui, parce qu'il est proche du Prince, peut se permettre de tabasser quelqu'un au sol en catimini, et on essaye d'étouffer l'affaire ?"

Et ce discours, ces accusations, elles sont les mêmes. Quelle que soit la couleur politique, des insoumis à l'extrême droite.  C'est la première véritable crise politique depuis le début du quinquennat d'Emmanuel Macron et l'opposition l'a bien compris. L'UDI Jean-Christophe Lagarde, qui habituellement est plutôt un modéré, ne mâche pas ses mots : "Le cœur du pouvoir républicain est aujourd'hui sali, entaché."

Désormais, les députés vont tenter d'établir les responsabilités grâce aux pouvoirs de cette commission d'enquête parlementaire, qui va leur permettre dès lundi d’enquêter, d'auditionner, à commencer par le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb.   

Silence assourdissant du côté de l'Élysée

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Car ce qui frappe dans cette affaire, c'est le silence de l'exécutif pendant plus de deux mois, et le silence depuis les révélations d'hier. Toute la journée hier, en déplacement à Périgueux, on aura en vain guetté une explication, le début d'une réaction du chef de l'État. Mais rien, pas un mot, alors que les questions s'accumulent.

Que faisait Alexandre Benalla dans l'entourage du Président ? Alors que la sécurité du chef de l'État est normalement assuré par des policiers expérimentés, aguerris, responsable. Tout ce que n'était manifestement pas Alexandre Benalla.

Pourquoi, le président - une fois informé des incidents car on imagine qu'il a vu cette vidéo qui traînait sur les réseaux sociaux -  pourquoi n'a-t-il pas pris les réactions qui s'imposaient ? Pourquoi le jeune homme n'a pas été tout simplement renvoyé ? Emmanuel Macron a-t-il cherché à le protéger ? Plus le silence du président se fait assourdissant, plus l'affaire Benalla prend l'allure d'un scandale d'État. 

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