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Irma, Katia, Harvey... Comment les noms d'ouragans sont-ils choisis ?

ÉCLAIRAGE - La tradition de nommer les phénomènes météorologiques remonte au XVIIIème siècle.

Des images satellites de l'ouragan Irma
Des images satellites de l'ouragan Irma Crédit : HO / NOAA/RAMMB / AFP
Marie Zafimehy
Marie Zafimehy
et AFP

Harvey, Irma, José, Katia. Les noms des ouragans se succèdent dans les médias depuis le milieu de l'été. "Un nom est beaucoup plus facile à retenir que des chiffres et des termes techniques", explique l'Organisation météorologique mondiale (OMM). 

L'institution spécialisée de l'ONU basée à Genève en Suisse, assure également qu'attribuer un nom court et distinct "facilite le travail des médias, renforce l'impact des avertissements et accroît la préparation des populations"

Au-delà de l'aspect pratique, la tradition de nommer les ouragans remonte au XVIIIème siècle. Les ouragans qui frappaient les îles espagnoles des Caraïbes étaient alors nommés selon le saint patron du jour. En Australie, vers la fin du XIXe siècle, un météorologue a l'idée de baptiser les cyclones de noms de politiciens qu'il n'aimait pas. Mais c'est pendant la Seconde guerre mondiale que les marins américains ont commencé à baptiser régulièrement les ouragans en leur donnant souvent le nom de leur femme ou de leur petite amie

Un combat féministe

En 1950, le Bureau météorologique américain décide de donner systématiquement un nom aux ouragans et reprend l'alphabet des transmissions appelé également "code alpha international". Puis à partir de 1953, il se met à utiliser des prénoms de femmes. Mais dans les années 1970, les féministes américaines protestent contre cette association avec des phénomènes dévastateurs. En 1979, la parité est établie : les prénoms féminins et masculins alternent désormais. 

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Le National Hurricane Center (NHC) chargé de surveiller la zone des Caraïbes, de l'Atlantique Nord et du Golfe du Mexique a ainsi établi six listes de noms, reprises tous les six ans. Après José et Katia en 2017, les prochains ouragans seront nommés Lee et Maria. Le dernier de l'année sera nommé Witney. L'alphabet recommence ensuite début 2018 avec Alberto. Les prénoms sont anglais, espagnols ou français en référence aux pays potentiellement concernés, seules sont évitées les lettres trop rares comme le "Q" ou le "U" par exemple. 

Dans le cas d'une année record où le nombre de tempêtes tropicales et ouragans dépasse le nombre de 21, les tempêtes suivantes font appel à l'alphabet grec, en commençant par Alpha. 

Et en Europe ?

Cette tradition américaine s'exporte en Europe en 1954. Le continent moins sujet aux ouragans et aux cyclones, décide de nommer ses tempêtes selon le même modèle que les États-Unis après suggestion d'une étudiante de l’université de Berlin, Karla Wege. Le but est de rendre la météo plus accessible au grand public. L’Institut de Météorologie de l'université de Berlin établit alors lui aussi des listes de prénoms pour les années à venir, suivant l’ordre alphabétique.

Depuis 2002, l’université de Berlin permet également au public de donner le nom à une dépression ou à un anticyclone. Il faut pour cela compter au moins 199 euros et accepter de suivre les règles des années et l’ordre alphabétique. "Yvonne" a ainsi été la première tempête à être baptisée le 21 novembre 2002. Les noms majoritairement germanophones sont aujourd'hui repris partout en Europe, comme ce fût le cas de la tempête Xynthia en février 2010.

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