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Climat : l'Allemagne est le mauvais élève de l'Europe, selon une étude

Alors que la conférence sur le climat se poursuit à Bonn, une ONG a dévoilé les bons et les mauvais élèves européens en matière de lutte contre le réchauffement climatique.

Une manifestation de militants pro-climat en Allemagne, le 4 novembre 2017 à Bonn
Une manifestation de militants pro-climat en Allemagne, le 4 novembre 2017 à Bonn
Crédit : AFP / SASCHA SCHUERMANN
Climat : l'Allemagne est le mauvais élève de l'Europe
01:54
Virginie Garin & Loïc Farge

Les pays les plus efficaces pour lutter contre le réchauffement climatique ne sont pas toujours ceux qu'on imagine. C'est dommage - car ils vont bientôt quitter l'Europe -, mais ce sont les Anglais qui ont le plus réduit leurs émissions de gaz à effet de serre parmi les grands pays européens. Ils les ont baissées d'un tiers depuis 1990. Une étude publiée par l'ONG Energy for Humanity, qui reprend des chiffres tout à fait officiels, montre que les Anglais ont décidé bien avant tout le monde d'abandonner le charbon. Ils l'ont remplacé par le gaz (qui émet moins de CO2) et par l'éolien (ils ont installé, contrairement à la France, de grands parcs en mer).

En fait, les Britanniques sont l'exemple du mix énergétique : un peu de tout. Ils ont même décidé de construire deux réacteurs nucléaires. Le nucléaire permet à la France de bien se classer, même si elle n'a réduit que de 16% ses émissions, en vingt-cinq ans. C'est moins que les Anglais. Le pays qui, en revanche, a le moins réussi c'est l'Allemagne qui a décidé d'arrêter le nucléaire en le compensant surtout par du charbon.

Retard français

Cette étude a été publiée par une ONG pro-nucléaire, mais elle montre que les pays qui sont les plus efficaces contre le réchauffement misent aussi sur les énergies vertes (le solaire, l'éolien), comme la Suède et la Norvège. Ce que n'a pas fait suffisamment la France, qui a pris beaucoup de retard.

Paris a des obligations européennes. Elle s'est engagée à ce qu’en 2020, les énergies vertes représentent 23% de sa consommation d'électricité. Or on n'en est a peine à 16%. Mercredi 15 novembre, Emmanuel Macron ira à Bonn. Il veut s’imposer comme un leader sur le climat face à Donald Trump. Il va falloir qu'il annonce dans le même discours un sérieux coup d'accélérateur sur les énergies vertes s'il veut être crédible. 

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