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Violences policières à Drancy : le tribunal demande des poursuites pour viol

Le tribunal correctionnel de Bobigny a demandé ce lundi 20 février qu'un policier municipal accusé de violences sur un homme lors d'une interpellation soit désormais jugé pour viol.

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Violences policières à Drancy : le tribunal demande des poursuites pour viol Crédit Image : BERTRAND GUAY / AFP | Crédit Média : Thomas Prouteau | Durée : | Date : La page de l'émission
Thomas Prouteau et Valentine De Brye

"L'affaire Alexandre" fait largement écho à "l'affaire Théo". Hasard du calendrier, le tribunal correctionnel de Bobigny a demandé ce lundi 20 février qu'un policier, soupçonné d'avoir violenté un homme avec sa matraque, soit finalement jugé aux assises pour viol. Le policier de 33 ans était poursuivi pour des violences commises en marge d'une interpellation en 2015 à Drancy, en Seine-Saint-Denis, sur Alexandre, alors âgé de 29 ans. La victime avait été interpellée en octobre 2015 pour état d'ébriété. Le fonctionnaire l'avait contraint de monter dans son véhicule faisant usage de sa matraque télescopique.

Le procès pour violences volontaires aggravées a eu lieu le mois dernier. Le parquet avait alors requis six mois de prison avec sursis mais, finalement, le tribunal de Bobigny estime que l'affaire devrait être jugée aux Assises. Des certificats médicaux présentés par la victime font état d'une "pénétration anale". "Les faits sont de nature à entraîner une requalification criminelle", selon la présidente de la 14e chambre. "Je suis très satisfait de la décision du juge", a déclaré le jeune homme à la sortie de l'audience dans un faible sourire.

Lors de sa garde à vue le jeune homme s'était plaint de douleurs, affirmant qu'un policier lui avait introduit une matraque dans l'anus. À l'hôpital, le médecin avait en effet constaté " une plaie ouverte profonde de 1,5 centimètre" au niveau de l'anus et la victime s'était vue prescrire dix jours d'interruption totale de travail (ITT). Devant les enquêteurs, le policier avait alors déclaré que la matraque avait dérapé alors qu'il tentait de contenir l'homme qui se débattait. Les parties ont désormais 10 jours pour faire appel de cette décision. Si tel est le cas, un nouveau procès se déroulera pour violences aggravées et non pour viol. La cour d'appel devra alors trancher, à son tour, sur la qualification des faits.

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