2 min de lecture Faits divers

Violences et insécurité : ce que fait l'État pour lutter contre ces phénomènes

ÉCLAIRAGE - Face aux phénomènes grandissants des violences urbaines et du trafic de drogue, l'État tente de mettre en place des dispositifs efficaces.

Yves Calvi_ RTL Matin Yves Calvi iTunes RSS
>
Violences et insécurité : ce que fait l'État pour lutter contre ces phénomènes Crédit Image : PATRICK KOVARIK / AFP | Crédit Média : RTL | Date :
La page de l'émission
Alice Moreno
édité par Ryad Ouslimani

La ville de Grenoble est en proie à un intense trafic de drogue. Une situation qui amène à se demander ce que l'État met en place dans ces quartiers dits "sensibles". Il y a un bien un plan, baptisé "plan de reconquête républicaine", lancé il y a un an et demi. Il concerne aujourd'hui 47 quartiers dans une multitude de villes, là où les chiffres de la délinquance sont particulièrement inquiétants. 

Une police spéciale, police de sécurité du quotidien, est déployée dans ces zones. Ainsi 15 à 30 policiers ou gendarmes sont envoyés en renfort des forces de l'ordre déjà en présence. 

Ils identifient une problématique particulière contre laquelle ils doivent lutter, par exemple, au carrefour de la chapelle à Paris, la vente de cigarettes à la sauvette et les vols. Dans le quartier Planoise à Besançon, c'est le trafic de stupéfiants.

Quels résultats ?

Quant à savoir si les résultat sont au rendez-vous, le moins qu'on puisse dire c'est que ce n'est pas évident. Il y a bien sûr des coups de filet, la présence policière accrue peut rassurer les riverains. Mais dans les faits, les homicides ou tentatives d'homicides liés à l'économie souterraine des cités ne cessent de croître ces dernières années. L'office central de lutte contre la criminalité organisée en comptabilisait 276 en 2017, ils ont bondi à 361 l'an dernier.

À lire aussi
L'application Impots.gouv ne s'adresse pas à ceux qui font leur déclaration pour la première fois Pyrénées-Atlantiques
Biarritz : un agent des impôts avait détourné 300.000 euros pendant six ans

Cet organe de police judiciaire constate aussi une diffusion plus grande du phénomène sur le territoire. Des villes moyennes, épargnées jusqu'alors, sont désormais sujettes à ces violences. C'est le cas de Rennes, Caen ou Nîmes par exemple.

Un phénomène intimement lié au trafic de stupéfiants. Guerre de territoires pour le deal ou vol de marchandises sont les mobiles les plus courants. 

Pourquoi est-ce difficile de lutter contre ces phénomènes ?

Les policiers de terrain dressent bien souvent le même constat : lorsqu'un point de deal est démantelé, un autre peut ouvrir quelques heures plus tard à 50 mètres de là. Lorsque des dealers sont interpellés, une "équipe B" va prendre le relais pour assurer la continuité du commerce.

Et puis les clients, eux, ne risquent pas grand chose, une amende tout au plus. Ils consomment toujours, et tant qu'il y a une demande, il y a une offre. Les sommes que rapportent le trafic sont importantes, l'appât du gain est grand. Un seul point de deal à Saint-Ouen par exemple, peut enregistrer des recettes de 10.000 euros par jour. Une tour de la ville a même été rebaptisée la "tour du million" par les trafiquants tant le business y est florissant.

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Faits divers Sécurité Drogue
Restez informé
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants