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Violences entre bandes : "Remettre 10 policiers sur la voie publique ne changera rien"

INVITÉ RTL - Christophe Soullez, chef du département de l'Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales, affirme que la seule solution pour venir à bout de ces violences est de mener une politique globale.

Une voiture de police au pied d'une tour d'immeuble (illustration)
Une voiture de police au pied d'une tour d'immeuble (illustration)
Crédit : PATRICK HERTZOG / AFP
Violences entre bandes : "Remettre 10 policiers sur la voie publique ne changera rien"
03:51
Léa Stassinet

Les images ont fait le tour des réseaux sociaux. Mercredi 26 septembre, un jeune homme de 17 ans a été grièvement blessé, lors d'une violente agression menée par une dizaine de personnes armées de béquilles et de boules de pétanque à Garges-les-Gonesse, dans le Val-d'Oise. À l'origine, une rixe entre bandes rivales. 

"Un phénomène loin d'être nouveau", rappelle sur RTL Christophe Soullez, chef du département de l'Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales. "Cela existe depuis une vingtaine d'années, mais il y a dix ans, c'était seulement relaté par la presse écrite, aujourd'hui les réseaux sociaux rendent très visibles et choquants" ces faits. 

Comment venir à bout de cette violence engendrée par des guerres de territoire liées au trafic de drogue ? Gérard Collomb, le ministre de l'Intérieur a notamment annoncé le renforcement des effectifs policiers à Grenoble. Mais ce n'est pas suffisant pour Christophe Soullez. "Il ne faut pas penser que mettre 10 policiers sur la voie publique ça changera les choses", explique-t-il.

Lui milite pour une politique globale depuis des années. "Si on ne met pas plus d'éducateurs, de professeurs, de magistrats, de greffiers, de personnel dans l'administration pénitentiaire, ça ne changera pas grand chose", ajoute-t-il, regrettant que l'on "se focalise trop sur le ministère de l'Intérieur", pour résoudre le problème. 

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