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Violences conjugales : un homme jugé pour avoir percuté puis écrasé sa femme

Un ancien chauffeur routier est jugé jusqu'à vendredi par la Cour d'appel du Rhône. En juillet 2019 il a percuté puis écrasé sa femme, à deux reprises.

La déesse de la justice équilibrant les balances. (Illustration)
La déesse de la justice équilibrant les balances. (Illustration)
Crédit : LOIC VENANCE / AFP
Marie Gingault & AFP

Gilou Rakotoasimbola est jugé jusqu'à vendredi devant la Cour d'assises du Rhône pour meurtre aggravé par conjoint. L'ancien chauffeur routier de 46 ans, déjà sous le coup d'une plainte pour violences conjugales, avait tué son épouse en la percutant avec sa voiture avant de lui rouler dessus en 2019. 

"J'aime ma femme de tout mon cœur", a déclaré dès sa prise de parole le mis en cause. Ce dernier s'est défendu de toute violence sur autrui, en particulier envers ses anciennes compagnes. "Il a toujours menti à tout le monde" et "il est très violent quand il est énervé", ont pourtant assuré les deux sœurs de l'accusé à la barre. Elles l'ont décrit comme "méchant, menteur, manipulateur et dangereux" depuis l'adolescence.

Le matin du 25 juillet 2019 à Vénissieux, Gilou Rakotoasimbola était entré en trombe avec son SUV sur le parking de l'entreprise de sa femme Bernadette, 43 ans, qu'il ne pouvait plus approcher depuis la plainte déposée pour violences conjugales trois semaines plus tôt. Des faits pour lesquels il a été condamné à 15 mois d'emprisonnement.

127 lésions traumatiques

En moins de trois minutes, l'homme a percuté puis écrasé la victime, chaque fois à deux reprises, avec son véhicule de près de deux tonnes. Il a également marqué deux arrêts durant cette séquence : pied à terre, il a invectivé son épouse agonisante avant de quitter les lieux. Une scène d'une violence inouïe que la Cour a diffusée sur un téléviseur, grâce aux images de la vidéosurveillance de l'entreprise.

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Quinze minutes après les faits Gilou Rakotoasimbola a "appelé sa belle-soeur pour dire qu'il venait de tuer sa femme", a souligné une magistrate. Il s'est rendu à la police deux heures après son acte. Le médecin légiste a précisé que la victime, Bernadette Reby était morte dans un délai d'une "dizaine de minutes" après "127 lésions traumatiques". 

À la demande du président, sur une échelle de 7, l'expert a évalué à "6, 7" la souffrance de la victime. Cette dernière, a été décrite par l'une des soeurs de l'accusé comme "quelqu'un de gentil, de réservé et de timide". Elle voulait se séparer de son mari qui lui la soupçonnait d'infidélité.

Elle m'a trahie, je l'ai tuée

Gilou Rakotoasimbola, "c'est quelqu'un de jaloux", a plaidé la soeur aînée de Bernadette. La veille du drame, le mari violent avait suivi sa femme à la sortie du travail, malgré son contrôle judiciaire, et l'avait vu monter dans une voiture inconnue, a-t-il relaté. "C'était la voiture d'un collègue car on avait peur de Gilou", a pour sa part justifié l'une des soeurs de l'accusé, employée dans la même entreprise que la victime et qui a été témoin du drame.

Après son geste, l'accusé dira à l'un de ses collègues de travail : "elle m'a trahie, je l'ai tuée". La première épouse de Gilou Rakotoasimbola, qui craint des "représailles" de sa part, doit être entendue vendredi, tout comme l'accusé à propos de sa version des faits.

Durant l'instruction, l'homme avait assuré que le jour des faits, il souhaitait "parler" avec son épouse, sans "colère", et qu'il l'avait percutée "accidentellement". Gilou Rakotoasimbola, qui selon une expertise présente une "faiblesse narcissique", risque la réclusion à perpétuité.

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