2 min de lecture Faits divers

Val-de-Marne : la principale d'un collège étranglée par la mère d'une élève

VU DANS LA PRESSE - L'agression du lundi 9 décembre au collège Willy-Ronis de Champigny-sur-Marne ne fait qu'allonger la liste des violences auxquelles est quotidiennement confronté l'établissement.

Champigny-sur-Marne dans le Val-de-Marne
Champigny-sur-Marne dans le Val-de-Marne Crédit : RTL.fr
Chloé
Chloé Richard-Le Bris Journaliste

Lundi 9 décembre, le conseil de discipline du collège Willy-Ronis, à Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne), décide d’exclure définitivement de l’établissement une élève de 5e. Face à cette sanction, la mère se serait précipitée vers la principale pour l’étrangler. Une plainte a été déposée.

D’après Le Parisien, le collège Willy-Ronis a déjà connu deux autres incidents graves depuis la rentrée. Le 17 septembre, un élève pense s’être fait volé son sac, le collège avertit la famille. Le père débarque en escaladant par-dessus la grille, avec une machette enroulée dans un chiffon. Ce sont les policiers qui ont dû intervenir pour le désarmer.

Deux mois plus tard, le 22 novembre, un surveillant reçoit un "coup de boule en plein nez" par un élève qui se faisait lyncher et à qui il venait en aide. Depuis, le surveillant n’est pas retourné dans l’enceinte du collège.

Manque de personnel

Un professeur s’est confié au à nos confrères du Parisien : "Dans ce collège, la violence s'est totalement banalisée. Elle est physique avec les élèves, et morale avec leurs parents. Nous, on est là à faire du mieux possible, mais ce n'est pas vraiment notre boulot. À Willy-Ronis, la principale figure d'autorité est devenue la police".

À lire aussi
Gerrit Jan van D. vivait reclus avec sa famille dans cette ferme de Ruinerwold, province de Drenthe, aux Pays-Bas. faits divers
Pays-Bas : il battait ses enfants pour chasser les "mauvais esprits"

Une ambiance plus que pesante au sein du collège. Sans oublier que, toujours d’après Le Parisien, des enseignants racontent que "pour être tranquille et ne plus éviter les sonneries intempestives, la direction a préféré couper le système d'alarme". À chaque récréation, un  élève se ferait lyncher et les toilettes seraient devenues le lieu à éviter à cause des violences répétées perpétrées à l'intérieur.

En mai, un "jeudi noir" a été mis en place. Aucun cours n’avait eu lieu pour demander quatre postes supplémentaires de surveillants. Mais aujourd’hui, ils n’ont obtenu qu’un demi poste. Les agents et l’équipe enseignante ne se sentent pas entendus, "personne ne semble prendre la mesure de ce qui se passe à Willy-Ronis", confie un enseignant.

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Faits divers Agression Violence à l'école
Restez informé
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants