2 min de lecture
Une salle des assises à Saint-Omer dans le Pas-de-Calais (Illustration).
Crédit : PHILIPPE HUGUEN / AFP
Je m'abonne à la newsletter « Infos »
Coulogne (Pas-de-Calais). Ce 8 février 2003, à 8h20, quand Monsieur Noblecourt pousse le portail de chez sa voisine, Monique Lejeune, il découvre son corps gisant dans une mare de sang à quelques mètres du hall d'entrée. La femme, âgée de 53 ans, a été poignardée à plus de 50 reprises.
L'un des premiers suspects est le propre fils de Monique Lejeune : le soir des faits, il s'est rendu chez elle. "J'ai dit au revoir à ma mère comme d'habitude, puis on est tout simplement parti. Sans inquiétude, sans rien", raconte-t-il dans Enquêtes criminelles. L'homme nie les faits et il sera finalement innocenté.
Et pour cause : une autre suspecte apparaît. Elle s'appelle Béatrice Matis, elle est la première femme du mari de Monique Lejeune. D'elle-même, elle s'est présentée au commissariat pour signaler que, le soir du drame, elle a rendu visite à la victime pour lui parler d'un projet de réunion de famille. Cependant, elle jure n'être pour rien dans la mort de Monique. Seulement, sous les ongles de la victime, les policiers vont retrouver... son ADN.
Ma mère, elle a toujours dit, le jour où ça va éclater, je vais dire les quatre vérités
Un des fils de Monique Lejeune, la victime
Alors, les deux femmes en sont-elles venues aux mains ? Et si oui, pour quelle raison ? Béatrice Matis a-t-elle tué Monique Lejeune ? Tout le laisse penser car un secret de famille empoisonne depuis des années cette famille recomposée : Béatrice Matis accuse un des enfants de Monique Lejeune d'avoir agressé sexuellement un de ses petits-enfants à elle.
Depuis ces révélations, deux clans s'opposent au sein de la famille recomposée : d'un côté, Monique et ses trois fils et de l'autre, Béatrice et ses cinq filles. "Ma mère, elle a toujours dit, le jour où ça va éclater, je vais dire les quatre vérités, tant pis de ce qui se passera", se souvient un des fils de Monique Lejeune. Ce soir-là, les deux femmes ont-elles décidé de s'expliquer pour mettre les choses au clair ?
Face aux enquêteurs, Béatrice Matis passe aux aveux dans le fourgon qui l'amène en détention provisoire après sa mise en examen. Or, ces paroles n'ont pas été recueillies dans un cadre officiel et ne peuvent compter dans la procédure judiciaire. Face au juge, Béatrice Mattis retire ses aveux. Elle est néanmoins jugée devant la Cour d'Assises de Saint-Omer en 2009 : elle est acquittée, mais à la suite de l'appel interjeté par le parquet, elle écope de 15 ans de prison.
Bienvenue sur RTL
Ne manquez rien de l'actualité en activant les notifications sur votre navigateur
Cliquez sur “Autoriser” pour poursuivre votre navigation en recevant des notifications. Vous recevrez ponctuellement sous forme de notifciation des actualités RTL. Pour vous désabonner, modifier vos préférences, rendez-vous à tout moment dans le centre de notification de votre équipement.
Bienvenue sur RTL
Rejoignez la communauté RTL, RTL2 et Fun Radio pour profiter du meilleur de la radio
Je crée mon compte