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"Ils font campagne sur notre dos" : Emmanuel Macron tacle les dirigeants étrangers qui ont commenté le 17 octobre et les accuse de ne "pas aimer la France"

En déplacement au Qatar ce mercredi 21 octobre, Emmanuel Macron a adressé une réponse cinglante à Donald Trump notamment sans le nommer, qui a commenté les violences du weekend dernier en France.

Emmanuel Macron, le 21 octobre 2026

Crédit : Benoit Tessier / POOL / AFP

Marie-Pierre Haddad

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Un message à peine masqué à destination de Donald Trump et Benjamin Netanyahou. Lors d'un point presse ce mercredi 21 octobre à Doha au Qatar, Emmanuel Macron a dénoncé "des dirigeants qui font campagne sur le dos de la France". Le président de la République a estimé qu'il n'y avait "pas d'ingérence étrangère visible" dans les violences. Cependant, il a dénoncé une "manipulation étrangère de l'information" a posteriori.


"Pour moi, il n'y a pas d'ingérences étrangères visibles dans les événements qui se sont passés, par contre, il y a une manipulation étrangère de l'information qui a donné lieu à des commentaires inacceptables et stupides de la part de beaucoup y compris de dirigeants étrangers", a-t-il expliqué. Le chef de l'État a aussi fustigé des "commentaires inacceptables et stupides de dirigeants étrangers" et a critiqué "une manipulation étrangère de l'information". "On a vu des images d'IA montrant des scènes qui ne se sont jamais passées en France", s'est-il indigné.

"Tous les gens qui parlent mal de notre pays en ce moment, ce sont des gens qui n'aiment pas la France. Ces gens m'indisposent !", a-t-il déclaré. "On a des difficultés, mais on les gère avec méthode, respect, détermination et fermeté (...) mais il ne faut pas raconter n'importe quoi", a insisté le chef de l'État.

"Je suis dans mon rôle, je suis à ma tâche"

Le président de la République a annoncé qu'il tiendrait le 22 octobre une réunion avec le renseignement, mais aussi Sébastien Lecornu et "les ministres concernés", afin d'avoir un "compte-rendu détaillé" de la journée de mobilisation du 17 octobre. "Il ne doit pas y avoir de fébrilité", a-t-il appuyé. "Je suis dans mon rôle, je suis à ma tâche", a insisté le président français lors d'une conférence de presse à Doha, après trois jours de visites notamment destinées à sécuriser les approvisionnements en carburant de la France. 

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Face aux violences qui ont embrasé la France, plusieurs dirigeants internationaux, Donald Trump en tête, ont soufflé sur les braises en rejetant la faute sur l'"immigration", à rebours d'une majorité de politiques et experts français qui pointent eux du doigt l'ultra-gauche et la polarisation croissante de la société. Le Premier ministre hongrois, Peter Magyar, et le chef du parti d'extrême droite espagnol Vox, Santiago Abascal, ont également mis en cause l'immigration. 

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, également en campagne électorale, a tenu des propos similaires en affirmant que la France avait "cédé à l'invasion de l'islam extrémiste".  

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