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"On ne peut pas attendre six mois et la présidentielle" : les députés Renaissance se lâchent contre Emmanuel Macron et le gouvernement après les violences du 17 octobre

Ce mardi 20 octobre, la réunion du groupe Ensemble pour la République (ex-Renaissance) a été particulièrement houleuse. Les députés macronistes sont furieux de la façon dont le président et le gouvernement ont géré les violences de ce week-end.

Emmanuel Macron et Sébastien Lecornu, le 22 mai 2026

Crédit : Ludovic MARIN / POOL / AFP

Pauline Théveniaud

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Ambiance western dans la salle Colbert de l’Assemblée nationale. Ce mardi 20 octobre, lors de leur réunion de groupe hebdomadaire, les députés Ensemble pour la République (ex-Renaissance) ont tiré à vue contre Emmanuel Macron et le gouvernement, après les violences de ce week-end. "Les oreilles du gouvernement sifflent très fort", confie un participant. 

"Le gouvernement en prend pour son grade", confirme un autre. Et notamment, comme l’a révélé Le Figaro, quand l’ancienne Première ministre, Élisabeth Borne, lance : "Je suis sidérée en voyant à quel point le gouvernement ne tient rien". Mais ce n’est pas tout ! Les flèches fusent en tous sens. Dans la foulée, le député de Haute-Savoie, Sébastien Huyghe, déplore que "le président" soit allé "voir Céline Dion la veille" de la manifestation. "Les violences ont débuté samedi matin. À part le micro tendu du samedi soir, il n’y a rien eu du gouvernement avant la CIC (Cellule interministérielle de crise) du lundi. Ce silence est lunaire", s’étouffe un autre député.

Le gouvernement a merdé

Pierre Cazeneuve, député des Hauts-de-Seine

"J’ai honte de la façon dont le gouvernement a géré cette crise"

À son tour, l’élu de la première circonscription des Français de l’étranger, Christopher Weissberg, tape du poing sur la table. "On ne peut pas être éternellement les cautions du gouvernement", lâche-t-il, sèchement. Tandis que le député de Vendée, Stéphane Buchou achève : "Les Français attendent des réponses fortes pour aujourd’hui, demain. On ne peut pas attendre six mois et la présidentielle". Un "désarroi global" l’emportait, après un week-end "dur pour tout le monde en circonscription", dépeint un autre participant.

Dans ce contexte éruptif, houleux, l’élu des Hauts-de-Seine, Pierre Cazeneuve, a tenté de calmer le jeu : "oui", admet-il d’emblée, "le gouvernement a merdé" et "n'a pas anticipé", mais enjoint-il : "Maintenant, il ne faut pas se tromper d’ennemi, il ne faut pas se laisser enfermer dans la critique des oppositions". Seulement, il était "minoritaire", selon l’un de ses collègues macronistes qui finit par lâcher : "J’ai honte. J’ai honte de la façon dont le gouvernement a géré cette crise". 

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