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Un pensionnaire du premier centre de déradicalisation a été interpellé

L'individu, Mustafa S., a été arrêté mardi 17 janvier dans le Bas-Rhin alors qu'il était en permission de sortie. Il avait intégré le premier centre de déradicalisation en septembre 2016.

Le premier centre de déradicalisation à Beaumont-en-Véron, en Indre-et-Loire
Le premier centre de déradicalisation à Beaumont-en-Véron, en Indre-et-Loire
Crédit : Clémence Bauduin / RTL.fr
Philippe Peyre

S'agit-il d'un premier échec pour le centre de déradicalisation qui a ouvert ses portes en septembre 2016 ? Un des pensionnaires de ce lieu situé à Beaumont-sur-Vernon (Indre-et-Loire) a été arrêté mardi 17 janvier alors qu'il était en permission de sortie à Wissembourg (Bas-Rhin), rapporte Le Monde

L'individu en question, un certain Mustafa S., est un jeune homme de 24 ans qui avait tenté à deux reprises de partir en Syrie, en 2013 et en 2016. C'est d'ailleurs cette même année dernière qu'il a intégré le Centre de prévention, d'insertion et de citoyenneté (CPIC), au mois de septembre. C'est dans le cadre d'une enquête préliminaire ouverte après sa tentative de départ en mai 2016 qu'il a été interpellé et placé en garde à vue. 

Contacté par Le Monde, le ministère de l'Intérieur a refusé de commenter cette arrestation, visiblement embarrassé du fait que le profil de Mustafa S. ne correspond pas à ceux des pensionnaires accueillis au sein de cette structure. 

Un profil non conforme pour intégrer le centre

Seuls des individus "en début de processus de radicalisation et non engagés dans des actions violentes" peuvent intégrer cette structure de déradicalisationselon un document du ministère de l'Intérieur. De surcroît, au moment de l'inauguration de ce centre, le préfet d'Indre-et-Loire avait martelé que "aucun des pensionnaires ne sera sous main de justice pour faits de terrorisme, n'aura tenté d'aller en Syrie ou n'aura été condamné pour des faits de violences". Des conditions non remplies par le profil de Mustafa S.

Avis négatif de la DGSI pour intégrer le centre

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Le jeune Mustafa S. avait donc tenté une première fois de décoller pour la Syrie en décembre 2013 avec une dizaine d'amis strasbourgeois, parmi lesquels Foued Mohamed-Aggad, l'un des kamikazes du Bataclan. Intercepté in extremis par son père et son frère, il n'avait pas pris le vol au départ de Francfort direction la Turquie. 
Sa deuxième tentative en mai 2016 avec deux amis a, elle, été stoppée lors d'un contrôle à la frontière germano-autrichienne qui les a décidé à rebrousser chemin. Depuis, Mustafa S. et ses camarades faisaient l'objet d'une surveillance par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) qui a mené à leur arrestation mardi 17 janvier. 

Face à ces tentatives de départ pour la Syrie, la DGSI avait émis un avis négatif sur l'intégration de Mustafa S. dans le centre de déradicalisation de Beaumont-sur-Vernon, en raison du risque de récidive, rapporte Le Monde qui indique que si les autorités ont finalement donné leur accord, c'est que "les candidats s'y font rares". En effet, après quatre mois, le centre n'accueille que cinq pensionnaires pour une capacité totale de 25 places. Une source préfectorale a même indiqué au quotidien du soir : "En deux mots, ça ne marche pas"

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