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Ultradroite : neuf personnes interpellées après l'interdiction de la manifestation du Comité du 9-mai à Paris

Le Conseil d'État a confirmé, ce samedi 9 mai, l'interdiction d'une manifestation d'ultradroite ainsi qu'un rassemblement antifasciste à Paris.

Un rassemblement dispersé par la police à Paris, le 9 mai 2026

Crédit : Léna Ménager/RTL

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Le Conseil d'État a confirmé à son tour l'interdiction d'une manifestation du Comité du 9-Mai, groupe classé à l'ultradroite, qui était prévue à Paris, selon une décision consultée samedi par l'AFP. La préfecture de police (PP) avait interdit mardi cette manifestation, ainsi qu'une contre-manifestation antifasciste, rappelant la mort du militant d'extrême droite radicale Quentin Deranque à Lyon, en février, et soulignant que, en 2025, plusieurs saluts nazis avaient été observés dans le cortège du Comité du 9-Mai.

Vendredi, le tribunal administratif de Paris avait rejeté le recours des organisateurs en raison du risque de trouble à l'ordre public que la manifestation pouvait engendrer. Saisi en urgence, le juge des référés du Conseil d'État a, dans une ordonnance datée de vendredi, confirmé cette décision.

Malgré cette interdiction, le Comité du 9-Mai a appelé ses soutiens à se rassembler à 15h00 place des Pyramides, où se réunissent déjà les souverainistes d'extrême droite à l'appel de Florian Philippot (Les Patriotes) et où se trouve la statue de Jeanne d'Arc en bronze doré.

9 personnes interpellées

Des collectifs antifascistes, également interdits de manifester samedi, ont quant à eux donné rendez-vous à leurs soutiens à 14h00 au métro Saint-Michel à Paris, comme initialement prévu. La préfecture de police a précisé à l'AFP que des contrôles étaient réalisés pour "faire respecter les arrêtés d'interdiction" des deux manifestations.

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Dans ce cadre, à 13h00, dans le quartier de Saint-Michel, neuf personnes ont été placées en garde à vue pour "participation à un groupement en vue de commettre des violences ou des dégradations (port de gants coqués, matraques télescopiques, couteaux...)" et 12 verbalisées pour "non respect d'un arrêté d'interdiction", a indiqué la PP.

L'année dernière, la manifestation du Comité du 9-Mai avait été initialement interdite par la PP avant que le tribunal administratif ne suspende cette mesure. Un millier de militants d'ultradroite avaient alors défilé dans la capitale, pour la plupart le visage masqué et arborant des symboles associés à l'idéologie néonazie.

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