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Uber porte plainte contre trois syndicats pour "diffamation" et "menace"

La plainte vise les syndicats Capa-VTC, UNSA-VTC et Actif-VTC et une dizaine de leurs représentants.

Paris représente le plus gros marché de VTC d'Europe.
Paris représente le plus gros marché de VTC d'Europe.
Crédit : AFP/Pierre Andrieu
Clémence Bauduin & AFP

Uber monte au créneau. La plateforme américaine de réservation de voitures avec chauffeur (VTC) a annoncé, dimanche 18 décembre, avoir porté plainte pour menaces contre trois syndicats. Cette décision intervient après les violences qui ont émaillé durant le weekend de grève des chauffeurs de VTC. La plainte vise les syndicats Capa-VTC, UNSA-VTC et Actif-VTC ainsi qu'une dizaine de leurs représentants, dont les deux leaders de l'UNSA-VTC et de la Capa-VTC. Elle a été déposée pour des faits de diffamation et de menace, notamment par le biais des "réseaux sociaux". Uber précise par ailleurs que plusieurs de ses chauffeurs ont déjà déposé des mains courantes.

Selon la plateforme de réservations de VTC, les personnes mises en cause ont appelé "à commettre des actes de violence sur les employés et les chauffeurs partenaires ainsi que certains passagers ayant recours à la plateforme", par le biais notamment de Facebook, Twitter et Youtube. La société Uber cite une vidéo mise en ligne sur Youtube dans laquelle deux responsables de l'UNSA-VTC et de CAPA-VTC appellent "à commettre des actes de séquestration à l'égard de la direction".

Une réunion de sortie de crise prévue le 19 décembre

Les personnes visées par la plainte auraient en outre affirmé, selon Uber, que la firme américaine était "à l'origine de fausses informations concernant des faits de violences avérés contre des chauffeurs et passagers ayant recours à la plateforme". Uber assure dans sa plainte que "l'ensemble de ces allégations sont fausses". Ces menaces ne sont en outre "pas seulement proférées par le biais d'internet mais également mises à exécution dans la rue, comme nous pouvons le constater en regardant des reportages ou des vidéos circulant sur internet", ajoute la plateforme californienne.

"L'ensemble de ces actes portent préjudice à Uber et à ses employés, aux sociétés de transport et à leurs usagers ayant recours à l'application", conclut la plainte, déposée auprès de la préfecture de police de Paris. Le secrétaire d'État chargé des Transports, Alain Vidalies, a demandé samedi 17 décembre aux représentants des chauffeurs de VTC, en colère contre la société américaine, de mettre fin à leur mouvement, condamnant les violences survenues en marge de la protestation. Une réunion de sortie de crise est prévue lundi 19 décembre au matin, au ministère des Transports. Représentants de plateformes de VTC et représentants syndicaux seront présents. 

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