1 min de lecture Faits divers

Toulouse : deux infirmiers d'un Ehpad renvoyés pour avoir demandé des masques

VU DANS LA PRESSE - Les soignants réclamaient l'accès au stock de masques afin de se protéger. L'établissement les accuse de semer la panique au sein du personnel.

Des infirmiers dans un hôpital pendant la crise du coronavirus (Illustration).
Des infirmiers dans un hôpital pendant la crise du coronavirus (Illustration). Crédit : PHILIPPE HUGUEN / AFP
Nicolas Barreiro

Mis à pied au plus fort de l'épidémie, deux infirmiers ont officiellement été licenciés. L'affaire remonte au 21 mars, deux infirmiers âgés de 34 et 54 ans, avaient été mis à pied par l'Ehpad où ils travaillaient car ils réclamaient l'accès à des masques.

Les deux soignants demandaient à avoir accès au stock de masques que gardait l'établissement. Ils avaient remarqué que cinq pensionnaires présentaient des symptômes de la Covid-19. La direction leur a tout de même refusé l'accès au stock de masques puis les a accusés d'instiller la peur au sein de l'Ehpad.

Les deux professionnels de santé auraient alors fait preuve d'une grande insistance. D'après les informations de la Dépêche du Midi, l'un d'eux aurait même été contraint de quitter son poste en plein service, escorté par les forces de l'ordre.

La direction dénonce des "faits graves" en plus d'un "comportement agressif". Elle nie également la présence de ces cinq cas de coronavirus et accuse les deux infirmiers d'avoir suscité la peur dans l'établissement.

Cinq semaines sans protection

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L'Ehpad se défend vis-à-vis du manque de masque, " Conformément aux recommandations de l'ARS, je peux vous confirmer que nos équipes portent systématiquement les équipements de protection nécessaires en présence de résidents présentant des symptômes" assurait un représentant de l'établissement au quotidien régional.

Le témoignage d'une employée vient contredire ces propos, " on a pu porter les masques au bout de la cinquième semaine de crise, ce n'est pas normal" assurait-elle.

Les avocats des deux infirmiers préparent d'ores et déjà un recours afin de démontrer "la nullité du licenciement", pour permettre la saisine des Prud'hommes et "l'octroi de dommages et intérêts".

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