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Suicide d'une adolescente victime de harcèlement : sa mère raconte son calvaire

DOCUMENT RTL - Dinah, 14 ans a mis fin à ses jours le 5 octobre dernier, après deux ans de harcèlement scolaire. Sa maman raconte la descente aux enfers de sa fille.

Mulhouse dans le Haut-Rhin
Mulhouse dans le Haut-Rhin
Crédit : RTL
Suicide d'une adolescente victime de harcèlement : "c'était trop pour elle", confie sa maman
02:46
Yannick Olland - édité par Florine Boukhelifa

Victime de harcèlement scolaire depuis deux ans, Dinah s'est pendue le 5 octobre dernier à l'âge de 14 ans, au domicile familial situé à Kingersheim, près de Mulhouse. "Elle a tout gardé pour elle, mais c'était trop fort pour elle", témoigne Amira, sa maman, au micro de RTL.

Tout a commencé lorsque l'adolescente était en 4e. "Dinah avait un petit groupe d'amies et un jour elle a eu le malheur de leur dire qu'elle était LGBT", raconte la maman. Ce jour a été le début d'une longue descente en enfer. "Elles ont créé un groupe WhatsApp pour se moquer d'elle" avant de se mettre à la bousculer dans les couloirs du collège et à l'insulter de 'sale lesbienne', 'sale intello', 'sale race' ou encore 'sale métisse'", ajoute-t-elle.

En mars dernier, à bout, Dinah fait une première tentative de suicide. "Elle lui ont envoyé un courrier pour lui dire +t'inquiète pas, la prochaine fois c'est la bonne, on va te montrer des méthodes pour ne pas te rater+", poursuit Amira. À cette époque, l'établissement scolaire l'appelle tous les jours pour venir chercher sa fille "parce qu'elle n'était pas bien".

"Ce sont des chamailleries entre gamines"

D'après Amira, lorsque son mari "a pété un câble" et a réclamé que des mesures soient prises afin de mettre fin à ce harcèlement, le collège aurait rejeté la faute sur l'adolescente. "Elle affabule, elle en fait un peu trop, ce sont des chamailleries entre gamines" aurait-on rétorqué au papa. Face au manque de soutien, "comment voulez-vous que ma fille ne fasse pas des crises d'angoisse ?", interroge la maman.

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Après avoir passé son brevet, Dinah quitte le collège et entre dans un lycée différent de celui de ses harceleuses, "c'était comme une nouvelle vie pour elle". "Elle était tellement heureuse", se souvient sa maman. "Elle m'a dit qu'elle allait pouvoir s'habiller comme elle le voulait, être qui elle était", poursuit-elle.

Pourtant, dès le troisième ou quatrième jour, tout bascule. Dinah recroise ses harceleuses à la cantine, commune aux différents établissements scolaires. "Elle m'a appelée pour dire +maman, je les ai vues, elles sont là", se remémore Amira. "Elle en a vu trois (...) à partir de ce moment-là, tout lui est remonté" et l'adolescente a alors choisi de mettre fin à ses jours pour leur échapper.

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