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"Si ça continue comme ça, il va mourir en détention" : l'avocat de Lionel Cardon, détenu en grève de la faim, alerte

Me Joseph Mesa, l'avocat de Lionel Cardon, l'ennemi public numéro un des années 1980, lance un cri d'alerte auprès de RTL. Son client ne s'alimente plus depuis plus de deux mois. Ce dernier, âgé de 67 ans souffre d'une bronchopneumopathie chronique obstructive, et demande à sortir de prison pour pouvoir mourir en liberté.

Lionel Cardon

Crédit : Lionel Cardon

Plana Radenovic

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Me Joseph Mesa ne sait plus à qui s'adresser. Régulièrement, il rend visite à son client Lionel Cardon au centre pénitentiaire de Lannemezan (Hautes-Pyrénées), et il craint un jour de le retrouver mort.

Lionel Cardon, 67 ans, est un braqueur, condamné à plusieurs reprises, notamment pour les meurtres d'un policier et d'un couple de médecins. Aujourd'hui, il souffre d'une bronchopneumopathie chronique obstructive, et ne dispose que de 30% de ses capacités respiratoires.
Or, en France, la loi autorise les détenus à bénéficier d'une suspension de peine si leur pronostic vital est engagé. Lionel Cardon, via Me Mesa, a saisi la justice pour demander, donc, de pouvoir mourir chez lui. Cette requête a été rejetée, en appel, par la chambre de l'application des peines de Pau, dans un arrêt le 8 juillet dernier.

L'avocat a saisi de nouveau le tribunal d'application des peines

En réaction, Lionel Cardon a démarré une grève de la faim dès le 9 juillet, toujours en cours aujourd'hui selon son avocat, près de trois mois plus tard. Depuis, Me Mesa n'a de cesse d'alerter : "L'absence d'alimentation, corrélée à une pathologie pulmonaire, cause une grave mise en danger. Si ça continue, il va mourir en détention", pointe-t-il auprès de RTL.

L'avocat a saisi de nouveau le tribunal d'application des peines, avec deux certificats médicaux, de deux médecins pénitentiaires. Il dénonce par ailleurs le fait que Lionel Cardon ne dispose que d'un extracteur d'oxygène, dans sa cellule, et non pas de bouteilles d'oxygène, dont il a un besoin impérieux, plaide-t-il. La justice doit se prononcer à nouveau d'ici quelques jours.

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