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Saint-Étienne-du-Rouvray : un rescapé va saisir la justice après les révélations de "Mediapart"

L'avocat d'un vieil homme qui avait été blessé dans l'attentat veut demander une enquête sur les dysfonctionnements du Renseignement au parquet antiterroriste.

Deux individus ont égorgé un prêtre au nom de Daesh à Saint-Étienne-de-Rouvray.
Deux individus ont égorgé un prêtre au nom de Daesh à Saint-Étienne-de-Rouvray.
Crédit : CHARLY TRIBALLEAU / AFP
L'avocat d'un rescapé de Saint-Etienne-du-Rouvray veut une enquête sur les dysfonctionnements du Renseignement
00:01:23
Thomas Prouteau

Un an et demi après l'attentat perpétré à Saint-Étienne-du-Rouvray, les interrogations qui entourent cette attaque barbare resurgissent. Dans une enquête publiée jeudi 4 janvier, Mediapart affirme que les services du Renseignement ont laissé passer des dysfonctionnements, plusieurs jours avant l'attentat, qui peut-être auraient pu l'empêcher. En conséquence, selon des informations recueillies par RTL, l'avocat d'un paroissien rescapé de l'attaque, un vieil homme blessé dans l'attentat, veut demander une enquête au sujet de ces dysfonctionnements auprès du parquet antiterroriste de Paris.

Le travail de suivi des personnes suspectées de connivences avec le terrorisme islamiste, mené par le Renseignement, est mis en doute. Si la Préfecture de police rejette catégoriquement les accusations de Mediapart dans un communiqué publié ce vendredi 5 janvier, elle reconnaît toutefois que ses services avaient eu des informations sur Adel Kermiche, l'un des assassins du père Jacques Hamel, égorgé en plein office, avant le passage à l'acte. Mais la préfecture souligne que rien n'en indiquait l'imminence.

La note produite cinq jours avant l'attentat n'avait donc pas déclenché de procédure d'urgence.

La préfecture de police dément la suppression d'une note

Aussi, le communiqué dément que la même note ait été supprimée, puis antidatée, quelques heures après l'attentat. "Les documents enregistrés et traçables dans nos serveurs sont à disposition des autorités", fait savoir la Préfecture. Toutefois, ce communiqué n'explique pas pourquoi cette note, même sans caractère urgent, est restée bloquée dans le service de renseignements parisien pendant cinq jours. L'enquête demandée au parquet antiterroriste permettra, peut-être, de faire la lumière sur les interrogations qui perdurent.

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