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Réforme du collège : les langues anciennes sont-elles vraiment menacées ?

REPLAY - Florence Robine, directrice générale de l'enseignement scolaire et Loys Bonod, professeur de lettres au lycée Chaptal à Paris ont commenté la réforme du collège présentée par Najat Vallaud-Belkacem en mars.

Vincent Parizot et Christelle Rebiere
Vincent Parizot et Christelle Rebiere
Crédit : Elodie Grégoire
Réforme du collège : les langues anciennes sont-elles vraiment menacées ?
20:41
Christelle Rebière & Vincent Parizot

L'Association des professeurs de lettres a envoyé une lettre ouverte à François Hollande, lui demandant d'abandonner la réforme du collège. Cette missive a été approuvée et signée par plusieurs personnalités, entre autres le philosophe Jean-Luc Marion, le mathématicien récompensé de la médaille Fields Laurent Lafforgue et trois anciens ministres de l'Éducation nationale.


Ces académiciens dénoncent notamment un projet qui prévoit une révision délétère de la place qu'occupent les langues anciennes. Cependant, cette réforme constitue-t-elle réellement une menace ?


Selon Florence Robine, directrice générale de l'enseignement scolaire, il faut adopter cette réforme. Seuls 17% des collégiens sont aujourd'hui concernés par l'apprentissage des langues anciennes. Encore plus inquiétant, seuls 2% des brevetés choisissent le latin en seconde.


Il faudrait par conséquent réviser l'emploi du temps au collège afin de privilégier d'autres matières et innovations. Selon Florence Robine, ces modifications ne devraient pas pour autant affecter les élèves intéressés par les langues. Ces derniers peuvent en effet choisir d'assister à des cours spécifiques garantis par l'Éducation nationale.

Il y a vraiment besoin d'évoluer tout en tenant compte des dernières recherches sur l'enseignement et de la préservation de la place des langues anciennes.

Florence Robine, directrice générale de l'enseignement scolaire
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Loys Bonod, professeur de lettres au lycée Chaptal à Paris, est plus pessimiste vis-à-vis de cette réforme du collège. Il défend fermement son souhait de démocratiser l'accès à la langue latine et grecque à tous les élèves. L’enseignant regrette le manque de considération accordé à ces options. Les horaires consacrés à leur apprentissage sont souvent pris à ceux des autres matières sur le tronc commun.

Pour enseigner les conjugaisons en langue latine, je suis contraint de renoncer à faire un cours de français.

Loys Bonod, professeur de lettres au lycée Chaptal à Paris
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