1. Accueil
  2. Actu
  3. Justice et faits divers
  4. Rave party illégale à Redon : l'opération d'évacuation est "terminée", indique la préfecture
3 min de lecture

Rave party illégale à Redon : l'opération d'évacuation est "terminée", indique la préfecture

Les forces de l'ordre ont lancé samedi une vaste opération d'évacuation du site de la rave party illégale qui continuait de se tenir à Redon.

Des gendarmes aux abords d'une rave party illégale en Ille-et-Vilaine, le 19 juin 2021.
Des gendarmes aux abords d'une rave party illégale en Ille-et-Vilaine, le 19 juin 2021.
Crédit : LOIC VENANCE / AFP
Félix Roudaut & AFP

C'est l'épilogue d'une séquence compliquée pour la gendarmerie. Après de violents affrontements dans la nuit entre gendarmes et fêtards, une rave party illégale en hommage au jeune Steve, mort à Nantes il y a deux ans, a pris fin samedi 19 juin 2021 dans la soirée à Redon (Ille-et-Vilaine) avec l'évacuation des participants par les forces de l'ordre.

"La rave-party à Redon est terminée", a annoncé le préfet d'Ille-et-Vilaine Emmanuel Berthier en fin de journée. Il s'est félicité qu'elle se soit déroulée "sans anicroche", en comparaison des événements de la nuit. Alors que le rassemblement et la musique se poursuivaient samedi après une nuit de violents heurts, au cours desquels un jeune homme a perdu une main, les forces de l'ordre ont eu recours à des gaz lacrymogènes pour évacuer les participants.

Par petits groupes, à pied ou en voiture, les teufeurs ont quitté le site et les scènes musicales commençaient à être démontées. La gendarmerie a indiqué que du matériel avait été saisi. Au total, selon les autorités, 11 blessés ont été dénombrés parmi les forces de l'ordre, dont deux ont dû être hospitalisés. Côté manifestants, le préfet a fait état de deux blessés lors des affrontements de la nuit, dont un jeune homme de 22 ans qui a perdu une main, dans des circonstances encore non précisées.

"Affrontements d'une extrême violence"

Vendredi soir, malgré un arrêté préfectoral interdisant tout rassemblement festif à caractère musical, "1.500 personnes" avaient convergé vers Redon, selon le préfet, et la gendarmerie était intervenue pour empêcher le rassemblement. Les heurts ont commencé vers 22h30 et se sont poursuivis "pendant sept heures", selon lui. Concernant le jeune homme qui a perdu une main, une enquête a été diligentée par le parquet de Rennes. Le procureur de la République de Rennes Philippe Astruc a indiqué qu'il s'agissait d'un jeune homme demeurant à Rennes et "inconnu de la justice".

À lire aussi

Par ailleurs, à la suite des événements de la nuit, cinq hommes se trouvaient samedi en garde à vue. Nés en 2001, 2002, 1998, 1999 et 1984, ils sont "sans antécédents judiciaires à l'exception du dernier", a précisé M. Astruc dans un communiqué. Emmanuel Berthier a évoqué "des affrontements d'une extrême violence", faisant état de "jets de cocktail Molotov, boules de pétanque, morceaux de parpaings". La gendarmerie avait face à elle "des gens qui avaient un objectif: en découdre avec la force publique".

"Juste décompresser"

"Encore une fois, les autorités ont choisi la violence en lieu et place du dialogue. Des pluies de lacrymos et de grenades se sont abattues sur une foule qui ne désirait que faire la fête...", a réagi le collectif Teknival des musiques interdites. "À la mémoire de Steve Maia Caniço, en soutien aux inculpés de la Maskarade de Lieuron (une rave-party avait rassemblé au Nouvel An 2.400 personnes dans cette commune d'Ille-et-Vilaine, NDLR) et pour toutes les victimes de la répression, notre seule volonté était de brandir haut et fort la musique comme étendard", a ajouté le collectif.

400 gendarmes sont restés mobilisés samedi, a indiqué la préfecture. Ils tentaient d'empêcher tout accès à la zone située près de l'hippodrome de Redon qui se trouve dans une zone péri-urbaine, proche d'un cours d'eau. En début de matinée, à proximité de la vaste prairie de l'hippodrome, des jeunes étaient rassemblés après avoir été délogés du site.

"À 6 heures, on a lâché l'affaire, il y a eu deux à trois heures de son", ont témoigné "Z", 28 ans et Anaïs, 27 ans, venus de Loire-Atlantique. Les deux jeunes gens, qui avaient participé à la rave de Lieuron ont expliqué vouloir "juste décompresser".

La rédaction vous recommande

Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires.
Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Signaler un commentaire

En Direct
/