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Pyrénées-Orientales : 13 lycéens interpellés après des violences envers la police

Des lycéens, dont les motivations restent pour le moment floues, ont été interpellés après des heurts avec la police dans des rassemblement "spontanés" à Perpignan et à Canet-en-Roussillon.

Perpignan, dans les Pyrénées-Orientales
Perpignan, dans les Pyrénées-Orientales
Crédit : RTL.fr
Eleanor Douet
Eléanor Douet
Journaliste

Treize lycéens, douze à Perpignan et un à Canet-en-Roussillon, ont été interpellés dans les Pyrénées-Orientales, après des manifestations "spontanées et sans mot d'ordre" qui se sont déroulées les 19 et 20 novembre, a-t-on appris auprès du parquet de Perpignan.

"C'est un mouvement spontané qui ne répond à aucun mot d'ordre et aucun motif apparent", a indiqué le procureur de la République Jean-Jacques Fagni, précisant que parmi les quelque 300 lycéens qui manifestaient en scandant des slogans hostiles au président Emmanuel Macron mardi matin à Perpignan, une poignée arborait des gilets jaunes.

Ces lycéens ont été interpellés et placés en garde à vue après des heurts avec la police, notamment des caillassages. Des faits qualifiés de "violences sur personne dépositaire de l'autorité publique", un délit puni de 5 ans d'emprisonnement, a relevé le procureur.

La manifestation n'était pas encore dispersée mardi après-midi et de nouvelles interpellations pourraient avoir lieu, a ajouté Jean-Jacques Fagni.

Des motivations encore floues

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Selon la police, le mouvement a débuté "tôt mardi matin au lycée Picasso" en périphérie de la ville et les lycéens se sont ensuite dirigés vers un lycée plus central, le lycée Arago qui a été fermé par le proviseur, puis vers d'autres établissements de la ville.

Ils ont alors affronté les forces de l'ordre avec des jets de pierre pendant une heure et demi puis ont joué "au jeu du chat et de la souris, en se déplaçant en ville", a précisé le directeur départemental de la sécurité publique (DDSP), Jean-Marc Rebouillat.

Les motivations des manifestants restent floues, seuls "trois ou quatre" élèves portaient des gilets jaunes, a confirmé le DDSP, soulignant que des policiers ont retrouvé en revanche sur les réseaux sociaux des appels pour mettre à sac la FNAC, a ajouté le DDSP. L'enseigne culturelle a été fermée et les policiers ont pratiqué des interpellation notamment de personnes identifiées par vidéosurveillance.

Un lycéen de Canet-en-Roussillon a également été arrêté et placé en garde à vue dans des circonstances analogues, a encore indiqué le procureur. 

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