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Pyrénées-Atlantiques : l'hôpital d'Oloron-Sainte-Marie victime d'une cyberattaque

Après Dax et Villefranche-sur-Saône, c'est la ville d'Oloron-Sainte-Marie qui a vu son hôpital paralysé par une cyberattaque. Les pirates réclament une rançon de 50.000 dollars en bitcoins.

L'hôpital d'Oloron-Sainte-Marie dans les Pyrénées-Atlantiques.
L'hôpital d'Oloron-Sainte-Marie dans les Pyrénées-Atlantiques.
Crédit : Capture d'écran Google Maps.
Marie Gingault & AFP

Après les hôpitaux de Dax et de Villefranche-sur-Saône, c'est le centre hospitalier d'Oloron-Sainte-Marie dans les Pyrénées-Atlantiques qui est paralysé par une importante cyberattaque depuis lundi. 

L'établissement, qui emploie 600 personnes et possède 321 lits, a été victime d'une attaque de "ransomware" (rançongiciel) par laquelle les pirates s'introduisent dans le système informatique puis chiffrent ses fichiers pour les rendre inopérants. Ils exigent par la suite une rançon pour les débloquer.

Sur les écrans de l'hôpital, des messages en anglais réclament une rançon de 50.000 dollars en bitcoins, une monnaie cryptée. La cyberattaque affecte la plupart des données liées aux informations de santé des patients. Cela pourrait ainsi entraîner des reports de certaines interventions, si un retour à la normale n'intervient pas rapidement, a fait savoir la direction. 

L'attaque complique également la gestion, informatisée, des stocks de médicaments. Toutefois, la campagne de vaccination contre le coronavirus n'est pas remise en cause, a précisé l'hôpital, dont les agents travaillent désormais au papier et au crayon.

Les hôpitaux particulièrement ciblés

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Il s'agit de la troisième cyberattaque recensée en milieu hospitalier en un mois, après celles de Dax et de Villefranche-sur-Saône les 8 et 15 février dernier. C'est à la suite de celles-ci qu'Emmanuel Macron a annoncé une riposte d'un milliard d'euros pour renforcer la cybersécurité des systèmes sensibles.

Une plainte a été déposée à la gendarmerie, et la cellule cybercriminalité de la gendarmerie de Pau s'est rendue sur place, aux côtés des agents de l'Anssi (agence nationale de la sécurité des systèmes d'information), gendarme de la cybersécurité sur le territoire. "Nous avons déconnecté tous les postes de travail pour limiter les pertes", a indiqué le directeur de l'hôpital, Frédéric Lecenne, à La République des Pyrénées. "On peut récupérer nos réseaux dans 48 heures, comme dans trois mois", a-t-il ajouté.

Depuis le début de la crise sanitaire, les établissements de santé, qui gèrent des données sensibles, sont devenus des cibles privilégiées des pirates informatiques. "L'attaque poussant sans doute plus facilement les hôpitaux à payer la rançon au vu du besoin critique de continuité d'activité", explique un rapport de l'Anssi.

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