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Procès Jubillar : après l’interrogatoire de l’accusé sur la nuit de la disparition, le mystère reste entier

À quatre jours du délibéré, Cédric Jubillar est à nouveau resté mutique lors de son procès pour le meurtre de sa femme Delphine. Le verdict est attendu vendredi.

Cédric Jubillar au premier jour de son procès, le 22 septembre 2025

Crédit : Lionel BONAVENTURE / AFP

Procès Jubillar : après l'interrogatoire de l'accusé sur la nuit de la disparition, le mystère reste entier

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Patrick Tejero

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Au procès de Cédric Jubillar ce lundi 13 octobre, l'accusé n'a donné aucune explication sur la disparition de sa femme Delphine dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020. Décrit par un psychiatre comme peu déstabilisable et fragilisé par des angoisses d'abandon, il a fait face aux rafales de questions des magistrats et des avocats de parties civiles. Malgré la fatigue et la tension, il n'a rien lâché.

Toujours agité de tics nerveux, sombre et avec une mauvaise mine, Cédric Jubillar a tenté d'avoir réponse à tout, mais il a oublié ou ne sait plus de façon opportune. "Ça donne la sensation que vous vous souvenez quand ça vous arrange, mais dès que c'est gênant pour vous, vous oubliez", a constaté un avocat au procès. "J'en suis navré", a répliqué Jubillar. 

Lorsque son téléphone est évoqué, l'accusé reste confus. L'a-t-il mis en mode avion ? S'est-il arrêté faute de batterie ? Ce lundi, il a assuré qu'il demandait à Delphine de sortir les chiens tous les soirs. Aux gendarmes, autrefois, il avait laissé entendre que c'était occasionnel. Et malgré 17 ans de vie commune, Cédric Jubillar ne sait pas si sa femme a l'habitude de porter des lentilles le soir. 


"Delphine n'est pas sortie, il s'est passé quelque chose dans cette maison", a assené un avocat. "Il ne s'est rien passé", a répondu l'accusé. "Vous n'en savez rien, vous dormiez du sommeil des justes", a rétorqué l'avocat. 

Le fils du couple demande des réponses

Autre moment fort de l'audience, l'écoute des messages aux gendarmes. Il était près de 4h du matin, lorsque la voix d'un homme panique résonne : "Bonjour, je ne sais pas où est passée ma femme, je me suis réveillé, je suis tout seul dans la maison", avait-il dit avant de se mettre à pleurer. 

L'avocate des enfants a alors joué la carte de l'émotion, en lisant une lettre du fils aîné du couple, Louis, 11 ans, qui demande à son père de parler pour pouvoir avoir un endroit pour se recueillir. Son père reste impassible : "Moi aussi j'aimerais apporter une réponse. Je n'en ai pas, malheureusement", assure-t-il. 

Après trois semaines, les débats sont désormais clos, mais le mystère reste entier. Le verdict est attendu le vendredi 17 octobre.

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