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Procès du saccage de l'Arc de Triomphe : "Le feu de l'action" et "l'hystérie" mis en cause

Neuf personnes comparaissent pour leur participation, le 1er décembre 2018, aux dégradations commises sur le monument historique.

Des inscriptions avaient notamment été taguées sur l'Arc de Triomphe, en marge de la manifestation des Gilets jaunes le 1er décembre 2018.
Des inscriptions avaient notamment été taguées sur l'Arc de Triomphe, en marge de la manifestation des Gilets jaunes le 1er décembre 2018.
Crédit : Till JACKET / Photononstop / Photononstop via AFP
Procès du saccage de l'Arc de Triomphe : "le feu de l'action" et "l'hystérie" mis en cause
01:25
Alice Moreno
Journaliste

Ils sont accusés d'avoir participé au saccage de l'Arc de Triomphe le 1er décembre 2018, au cours d'une manifestation des "gilets jaunes". Neufs personnes comparaissent depuis lundi 22 mars devant le tribunal de Paris pour ces faits, tandis que les principaux responsables n'ont jamais été identifiés. Au cours de cette première audience, les accusés ont notamment expliqué avoir simplement voulu échapper aux forces de l'ordre.


Selon eux, leur seul échappatoire pour fuir la charge des CRS et le nuage lacrymogène était d'entrer dans le monument. "Je protégeais la tombe du soldat inconnu quand j'ai dû me réfugier à l'intérieur. J'étais gêné par les fumée, explique un premier jeune homme, c'était l'anarchie totale".

Un second prévenu doit quant à lui répondre du quatre cartes postales dérobées dans la boutique du monument. "Je les ai ramassées dans le feu de l'action", déclare l'individu qui serait resté sur place car les policiers verrouillaient le quartier. La présidente ironise alors : "si le feu de l'action comparaissait devant le tribunal, on aurait beaucoup à lui reprocher".

Feu de l'action et hystérie collective

Après le feu de l'action, un troisième prévenu invoque l'hystérie. Accusé d'avoir porté plusieurs coups d'extincteur sur une porte du monument, il indique avoir été "emporté par le mouvement de haine". La présidente du tribunal le presse alors de fournir une explication, car "c'est agaçant monsieur, on a l'impression que vous avez laissé votre cerveau à la porte".

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Parmi tous les prévenus appelés à comparaître à la barre ce lundi, aucun n'est accusé de dégradations majeures et les juges le rappellent volontiers. Pourtant, plusieurs d'entre eux risquent jusqu'à 10 ans de prison pour leur participation, aussi minime soit-elle, au saccage d'un monument historique.

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