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"J'ai été stupide, très dangereux" : au procès de l'assassinat de Federico Aramburu, Loïk Le Priol évoque sa "fuite en avant pour la violence"

Ancien soldat dans l'armée, participant à des missions commando, Loik Le Priol est rentré en France de Djibouti après avoir été accusé d'avoir frappé une prostituée. Il explique être ensuite tombé dans "une fuite en avant pour la violence". Il est accusé du meurtre de Federico Aramburu.

Un portrait de Federico Aramburu au stade de Biarritz le 7 septembre 2026.

Crédit : Gaizka IROZ / AFP

Procès Aramburu : la personnalité de Loik Le Priol décortiquée lors du 2e jour d'audience

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Cindy Hubert

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Le procès des meurtriers présumés de Federico Aramburu continue devant la cour d'assises de Paris. L'ancien trois-quarts des Pumas argentins, installé à Biarritz, avait été tué par balle le 15 septembre 2022. Après s'être intéressé au profil de Romain Bouvier ce mardi 8 septembre matin, la personnalité de Loik Le Priol a été décortiquée dans l'après-midi. Ce dernier est jugé pour assassinat et a déjà affirmé lundi qu'il avait tiré "pour se défendre"

Ce mardi, il reconnaît avec le recul être tombé dans "une fuite en avant pour la violence", et avoir "fait n'importe quoi". Nous sommes alors en 2015, Loïk Le Priol rentre en France après des années au sein de l'armée dans des missions commando. À Djibouti, il est accusé d'avoir frappé une prostituée dans un bar, ce qu'il conteste. L'incident le force en tout cas à prendre un congé de longue durée. 

Alcoolisé, il manque de tuer une amie en voiture

Loik Le Priol ne dort plus, il boit quasiment tous les jours, enchaîne les bagarres. Un soir d'automne, le jeune homme perd le contrôle de sa Jeep très alcoolisé : l'une de ses amies à bord manque de mourir. Trois semaines plus tard, il débarque chez un copain de l'époque, l'ancien chef du GUD, ce groupuscule d'ultra-droite, avec une idée, lui lancer un duel. "Oui, comme dans le conte de Monte-Cristo", dit-il. La victime finit en réalité lynchée, nue et en sang. 

La justice interdit alors à Loik Le Priol d'être en contact avec l'un des autres accusés, Romain Bouvier, à ses côtés ce mardi dans le box. Une interdiction "piétinée", remarque l'avocat général : les deux amis passent des vacances ensemble plusieurs étés, et ils se retrouvent en terrasse, armés, la nuit où Federico Aramburu va finir criblé de balles. "J'ai été stupide, très dangereux", commente l'accusé, d'un calme presque inquiétant après presque six heures d'interrogatoire.

Loïk Le Priol, 32 ans, et Romain Bouvier, 35 ans, deux sympathisants d'ultra-droite, encourent la réclusion criminelle à perpétuité. 

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