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Patrick Balkany : la cour d'appel ordonne sa libération

La cour d'appel de Paris a ordonné la libération de Patrick Balkany, pour raisons médicales, ce mercredi 12 février.

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Patrick Balkany : la cour d'appel ordonne sa libération Crédit Image : STRINGER / AFP | Crédit Média : RTL | Durée : | Date :
Anne Le Henaff
Anne Le Henaff et Esther Serrajordia

Patrick Balkany va sortir de prison ce mercredi 12 février. La cour d'appel, au vu d'une alarmante expertise médiale, constate que la dégradation de l'état de santé de "Patrick Balkany est difficilement compatible avec la détention". Elle "libère" le maire de Levallois et lui impose un contrôle judiciaire léger, sans caution, dans le dossier de fraude fiscale comme de blanchiment.

Le puissant maire Les Républicains de Patrick Balkany est soumis à un contrôle judiciaire fortement allégé. Il doit fixer sa résidence principale dans sa maison dans l'Eure, pointer deux fois par mois à la gendarmerie, et n'a pas le droit de quitter le territoire français. Ce nouveau contrôle judiciaire ne lui interdit plus de circuler en Île-de-France, et donc à Levallois.


Âgé de 71 ans, Patrick Balkany était incarcéré depuis mi-septembre. Son état de santé préoccupait son avocat et ses proches. Selon sa famille, il n'est déjà plus qu'un futur retraité, un septuagénaire fragile, qui "a perdu près de 30 kilos en cinq mois" d'incarcération.

Libérerez mon époux, c'est tout ce que je demande

Isabelle Balkany à la cour
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Très affaibli, Patrick Balkany n'avait assisté qu'au premier jour de son procès en appel pour fraude et était absent toute l'audience d'appel consacrée au blanchiment. "J'aurais préféré que mon client pèse encore 100 kilos, qu'il soit dans le box", a plaidé son avocat Romain Dieudonné. Isabelle Balkany a demandé, émue, dans ses derniers mots à la cour : "Libérez mon époux, c'est tout ce que je demande."

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Une expertise médicale réalisée le 5 février au parloir de la maison d'arrêt parisienne de la Santé a relevé une "dégradation manifeste de l'état général" de l'élu, qui présentait un "état dépressif marqué" : ceci "ne paraît pas compatible avec une détention ordinaire". 

Cour d'appel rendra sa décision en avril

La cour d'appel de Paris rendra le 22 avril sa décision dans le dossier de blanchiment aggravé de fraude fiscale visant Patrick Balkany et son épouse Isabelle. Le parquet général a requis contre le couple des peines de prison ferme et dix ans d'inéligibilité, mais renoncé à demander l'incarcération immédiate du maire pour des raisons médicales. 

Les époux Balkany attendent par ailleurs le 4 mars une décision de cette même cour dans le volet fraude fiscale de ce dossier. 

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