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Pas-de-Calais : la mère et le beau-père de l'enfant puni à mort mis en examen

Après avoir uriné au lit, l'enfant avait été obligé par son beau-père de courir plusieurs kilomètres le long d'un canal.

Des gendarmes au bord d'un étang (illustration)
Des gendarmes au bord d'un étang (illustration)
Félix Roudaut
Félix Roudaut
et AFP

Le garçonnet de 5 ans avait été retrouvé mort dans la nuit de dimanche à lundi 6 février à proximité d'un canal, à Aire-sur-Lys (Pas-de-Calais). Deux suspects, le beau-père et la mère de l'enfant ont étémis en examen, a annoncé le parquet de Boulogne-sur-Mer, mardi 7 février. L'homme est poursuivi pour "crime et homicide volontaire sur mineur de moins de 15 ans par une personne ayant l'autorité". Il risque la réclusion criminelle à perpétuité. La mère du petit Yanis est quant à elle poursuivie pour "abstention volontaire d'empêcher un crime ou un délit" et encourt cinq ans d'emprisonnement et 75.000 euros d'amende.

Les circonstances du décès laissent à penser qu'il s'agissait bien d'une punition consistant à faire courir le garçon dehors, en pleine nuit. La seule faute de la jeune victime ? Avoir uriné dans son lit. Yannis aurait ainsi été obligé de courir "plusieurs kilomètres le long du canal La Lys". Un parcours lors duquel il aurait chuté à plusieurs reprises, selon le parquet de Saint-Omer. Le décès de l'enfant serait imputable, comme l'avait révélé une première autopsie pratiquée lundi, à un traumatisme crânien dû à des violences volontaires.

Coups de lampe-torche

"Ce décès par traumatisme crânien, avec la présence d'hématomes sous-duraux, serait consécutif à plusieurs impacts qui seraient des coups de lampe-torche" infligés par le beau-père. Celle-ci se serait cassée sous la violence du choc. Décrit "comme un survivaliste qui rêve de vivre en communauté avec ses quatre chiens", le suspect ne "se rend pas forcément compte de la gravité des faits", a précisé le procureur de Boulogne-sur-Mer.

Quant à la mère, "elle est dans un autre monde", a poursuivi Pascal Marconville, précisant qu'elle avait expliqué lors de son audition que les corrections régulières qu'infligeait le beau-père à l'enfant étaient "pour son bien et pour lui remettre les idées en place". La jeune femme, âgée de 23 ans et son compagnon, 30 ans, tous deux sans emploi, étaient en couple depuis août 2015, sans autre enfant. Ils n'étaient pas connus des services sociaux de la ville. Ils doivent encore être présentés à un juge d'instruction qui décidera de leur placement en détention provisoire, demandée par le parquet.

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