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Paris : un vendeur de crack relaxé après la mort d'un de ses clients

Un dealer est relaxé ce lundi 22 août 2022, ou il a été jugé pour homicide involontaire, d'un de ses clients. Il est tout de même condamné pour du trafic de crack, à 3 ans d'emprisonnement ferme.

Des consommateurs de crack à Paris
Des consommateurs de crack à Paris
Crédit : JOEL SAGET / AFP
Iska Sultan & AFP

Le jugement a été rendu ce lundi 22 août 2022. Un vendeur de crack du nord-est de Paris a été relaxé après son jugement pour homicide involontaire à la suite de la mort d'un de ses clients. Ahmed Bomo, le dealer, s'est défendu au tribunal correctionnel de Paris "ce n'est pas moi qui lui ai donné le produit qui a causé sa mort".

Gérard. A, est décédé entre le 7 et 9 juin 2021, après avoir acheté du crack. Les pompiers ont retrouvé son corps le 9 juin dans son appartement. Une analyse toxicologique a révélé que le décès est dû à une intoxication de la cocaïne, que le consommateur a ingérée quelques heures précédant sa mort. Le tribunal note néanmoins l'absence d'une expertise comparant le produit ingéré et celui vendu.

"Le lien de causalité n'est pas établi entre la transaction, et la mort de Gérard A." a indiqué le tribunal qui ne possédait aucune autopsie pour déterminer la date et l'heure de la mort. Les analyses vidéosurveillances, et téléphoniques ont permis de retracer une transaction dans le quartier de Stalingrad, à Paris. C'est un lieu connu de vente et de consommation de crack. Ces analyses ont permis de remonter jusqu'à Ahmed Boho.

Dealeur relaxé mais tout de même condamné

Aussi connu sous le surnom de "Napolitano", ce trafiquant de crack, âgé de 24 ans, est en situation irrégulière en France. "Ce que je lui ai donné ce n'est même pas la moitié d'un gramme, même moi, j'ai fumé ce produit-là" s'est-il défendu. Maitre Ohayon, avocat des parties civiles, a rétorqué que "lorsqu'un dealer vend, il est responsable de tous les dommages direct que son produit a provoqué". La sœur de la victime, a précisé que Gérard A. souffrait de troubles bipolaires, de dépression et d'un problème d'addiction aux stupéfiants. Il n'avait pas d'intentions suicidaires selon elle.

Malgré la relaxe, le vendeur de crack est condamné pour des faits de trafic de crack. Sa peine est de 3 ans ferme d'emprisonnement, avec maintien en détention, et interdiction définitive du territoire français. Son colocataire et complice, jugé le même jour, est condamné à un an et demi de prison ferme. Après l'annonce du verdict, la sœur de la victime n'a pas pu contenir sa colère, et a été sortie de la salle par des policiers.

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