2 min de lecture Faits divers

Paris : un infirmier de l'hôpital Georges Pompidou se défenestre

L'infirmier, qui travaillait en "équipe de suppléance de nuit", s'est donné la mort dans la nuit du dimanche 5 février dans les locaux de l'hôpital européen.

L'hôpital Georges Pompidou à Paris (illustration)
L'hôpital Georges Pompidou à Paris (illustration) Crédit : THOMAS SAMSON / AFP
Léa Stassinet
Léa Stassinet
et AFP

C'est le deuxième suicide d'un personnel de santé en un peu plus d'un an au sein de l'établissement. Dans la nuit de dimanche à lundi 6 février, un infirmier s'est défenestré à l'hôpital européen Georges Pompidou, à Paris. En décembre 2015, un cardiologue du même établissement s'était donné la mort dans les mêmes conditions. 

L'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) a révélé les faits dans un communiqué, précisant que l'infirmier "travaillait habituellement en équipe de suppléance de nuit", mais qu'il "n'était pas de service cette nuit là". Un comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) extraordinaire de l'hôpital devait se tenir en fin de matinée, en présence du Directeur général de l'AP-HP Martin Hirsch. La direction de l'hôpital européen a lancé une enquête interne, et la cellule d'analyse des suicides a été saisie

Peu d'informations étaient disponibles dans l'immédiat sur le drame. La compagne de l'infirmier "a été reçue dans la nuit", indique le communiqué. De plus, une cellule d'écoute et d'accompagnement a été mise en place pour les agents qui le souhaitent. 

Les conditions de travail à l'origine du drame ?

Ce drame rappelle le suicide du cardiologue Jean-Louis Mégnien, qui s'était également jeté par la fenêtre au sein de l'hôpital le 17 décembre 2015. Il s'était donné la mort 3 jours après avoir repris le travail, à la suite d'un arrêt maladie de 9 mois. Son décès avait posé de nombreuses questions sur les conditions de travail dans l'établissement. Selon ses proches, il était victime de harcèlement de la part de sa hiérarchie. Son épouse avait porté plainte pour harcèlement moral, et le parquet de Paris avait ouvert une information judiciaire le 19 février 2016. 

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Saisie par la ministre de la Santé Marisol Touraine, l'Inspection générale des affaires sociales (Igas) avait pointé à l'époque des manquements dans le traitement du conflit qui a conduit au geste du professeur, parmi lesquels "l'absence de signalement" sur sa souffrance. "Une majorité des mesures recommandées par l'Igas est en cours de mise en place par l'AP-HP", avait assuré en septembre 2016 le CHU.

Le suicide de l'infirmier survenu dans la nuit de dimanche à lundi fait également écho à ceux d'au moins cinq de ses confrères l'été dernier en France. Un malaise profond qui avait ému toute la communauté soignante. Pour tenter de répondre à l'urgence de la situation, Marisol Touraine a dévoilé en décembre dernier un plan pour l'amélioration de la qualité de vie au travail des hospitaliers. Un médiateur national avait également été nommé début janvier. 

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