2 min de lecture Justice

Paris : un homme de 88 ans jugé pour avoir tué sa femme atteinte d'Alzheimer

Un octogénaire est jugé aux assises pour avoir tué sa femme à coup de couteau. Il ne supportait plus ses accès de violence à cause d'Alzheimer.

Une cour d'assises (illustration)
Une cour d'assises (illustration) Crédit : PASCAL GUYOT / AFP
Ryad Ouslimani
Ryad Ouslimani
et AFP

Le drame s'est déroulé en 2017, au printemps, quand Michel G. âgé de 85 ans à l'époque des faits a dû tuer sa femme atteinte d'Alzheimer. C'est ce qu'il raconte quand il appelle son médecin, sa femme est alors morte et lui a tenté de se suicider. Arrivé sur place, le docteur découvre un homme pâle en peignoir, dans son domicile parisien. Il lui indique alors que sa femme est dans la chambre.  

En pleine nuit, Michel G. explique que sa femme qui ne le reconnaissait plus arrive vers lui un couteau à la main. Il affirme alors que pour se défendre, il lui assène deux coups de couteau. 

L'octogénaire, qui avait pris des médicaments, a été hospitalisé. Il racontera ensuite aux enquêteurs la maladie de sa femme, atteinte depuis plusieurs années par la maladie. Il évoquera même ses accès de "furie", de l'aide qu'elle refusait, de ses "vous n'êtes pas mon mari" répétés, un couteau à la main. "Elle était mauvaise, mauvaise, mauvaise", confie Michel G., avant de revenir sur sa première version de la nuit du meurtre.

Un couple sans enfants et isolé

Sa femme venait de s'endormir après lui avoir demandé une fois encore ce qu'il faisait chez elle et l'avoir insulté. Il s'est levé, l'a poignardée dans le lit alors qu'elle demandait en gémissant "tu veux me tuer ?" Lui pleurait, répétait qu'il était bien son mari, racontera-t-il. "J'ai perdu les pédales. Je ne voyais pas comment m'en sortir".

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Le couple, sans enfants, était isolé depuis le début de la maladie de l'épouse il y a plusieurs années, selon le témoignage de leurs rares proches.

Les femmes âgées représentent près d'une victime de féminicide sur cinq, avec un mobile principalement lié à la maladie ou la vieillesse. En 2019, selon le gouvernement, 30 femmes et 2 hommes de plus de 70 ans ont été tués par leurs conjoints ou ex-conjoints.

Au moins 58 féminicides se sont produits en France depuis le début de l'année, selon un décompte établi par l'AFP. En 2019, 146 femmes ont été tuées par leur conjoint ou ex-compagnon, soit 25 de plus que l'année précédente, selon les chiffres officiels.

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